Un magasin H&M
Un magasin H&M — REUTERS/Toru Hanai

ENTREPRISE

H&M dans le viseur

L'inspection du travail ouvre une enquête...

L'inspection du travail a ouvert une enquête après la tentative de suicide d'un salarié de H&M et a demandé une expertise avant la filialisation du site du Bourget (Seine-Saint-Denis), ont annoncé des syndicats, confirmant une information du Parisien.

L'inspection du travail a transmis vendredi au CHSCT un courrier, dont l'AFP a obtenu copie, faisant état d'une lettre envoyée, «au représentant légal de la société H&M». La direction y est priée de procéder «à cette consultation (du CHSCT, ndlr) et à cette expertise avant la mise en oeuvre du projet et donc avant tout transfert des contrats de travail».

Enquête ouverte


Dans son courrier, l'inspection du travail informe également H&M que ses «services ouvrent une enquête afin de déterminer les causes» de la tentative de suicide d'un salarié du site logistique du Bourget le 27 octobre, lors d'une réunion entre les syndicats et la direction.

«Etant donné le caractère grave de l'accident survenu le 27 octobre 2009, vous auriez déjà dû organiser une réunion du CHSCT dans les plus brefs délais», y souligne l'inspecteur du travail.

Contexte

Un projet de filialisation, annoncé en juin, prévoit la séparation des entités vente et logistique du groupe jusqu'ici sous la direction d'une même autorité juridique.

Selon Hamouda Amarouche (CFDT), membre du CHSCT, du fait de la demande d'expertise de l'inspection du travail «il n'y aura pas de transfert de contrats (de salariés du site logistique du Bourget, ndlr) le 2 novembre», comme cela était initialement prévu.

Cependant «il ne faut pas se leurrer», le transfert à GBC, société sous l'autorité de laquelle doivent passer les salariés du site logistique H&M du Bourget, «se fera, mais pas comme eux (la direction, ndlr) le souhaitent», a-t-il ajouté. Selon lui, GBC est «une coquille vide».

Inactivité

Gemina Mehiaou, de la CGT, a fait état pour sa part d'une «totale inactivité du site depuis mardi», du fait d'un «blocus de la direction», après la levée du blocus de grève des employés. Le site du Bourget emploie 280 personnes, selon la direction.