Sarkozy à Gandrange: Filippetti dénonce une «astuce politique»

REACTION La députée PS de Moselle raconte comment l'annonce a été faite...

C. F. avec agence

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La porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, Aurélie Filippetti, le conseiller régional divers droite Jean-Luc Romero et les Verts ont apporté leur soutien à Frédéric Minvielle vendredi.
La porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, Aurélie Filippetti, le conseiller régional divers droite Jean-Luc Romero et les Verts ont apporté leur soutien à Frédéric Minvielle vendredi. — Jean-Christophe Verhaegen AFP/Archives

«Le président avait un trou dans son agenda.» C'est ce qu'aurait expliqué le préfet pour justifier la visite surprise du président à Gandrange, selon la députée PS de Moselle Aurélie Filippetti. «On était au début d'une réunion technique de préfiguration pour ArcelorMittal. Au début de la réunion, le préfet nous dit : "On attendait le conseiller du président de la République (mais) le président avait un trou dans son agenda. Il va venir dans un quart d'heure"».

«C'est quand même d'abord la surprise et c'est un peu de l'improvisation. Il y a des élus et certains syndicalistes qui n'avaient pas été invités la semaine dernière à la table ronde qui sont là aujourd'hui mais d'autres n'ont pu venir car c'était une réunion technique», a-t-elle affirmé.

«On s'est dit "il va annoncer la réouverture de Gandrange"»

Selon elle, cette visite est une astuce politique de la part de Nicolas Sarkozy pour se sortir d'une situation dont il a compris la semaine dernière qu'elle nuisait gravement à sa crédibilité politique», a-t-elle affirmé en allusion à la visite récente en Moselle où le chef de l'Etat ne s'était pas rendu à Gandrange.

«Quand on a appris que Nicolas Sarkozy venait, on était tellement déconcertés. On s'est dit "il va annoncer la réouverture de Gandrange". Nous attendons maintenant que Nicolas Sarkozy annonce la réouverture de l'aciérie de Gandrange!», a-t-elle lancé ironiquement.