Les députés se penchent sur les jeux en ligne

PARIS Le projet de loi qui prévoit d'ouvrir à la concurrence en 2010 les paris sportifs et hippiques et le poker en ligne est examiné à partir de ce mercredi à l'Assemblée...

Avec agence

— 

Le site de jeux en ligne Eurosportbet.fr devrait être lance par une filiale du groupe TF1 après adoption par l'Assemblee nationale.
Le site de jeux en ligne Eurosportbet.fr devrait être lance par une filiale du groupe TF1 après adoption par l'Assemblee nationale. — sipa

Une cinquantaine d'opérateurs devraient être légalisés. C'est ce qu'a indiqué le ministre du Budget, Eric Woerth, mardi en cas d'adoption du projet de loi sur les jeux en ligne.

Le texte, présenté en Conseil des ministres en mars dernier,  est examiné à partir de ce mercredi à l'Assemblée. Il prévoit d'ouvrir à la concurrence en 2010 les paris sportifs et hippiques et le poker en ligne, et d'autoriser certains opérateurs à faire de la publicité dans les médias ou en collaboration avec des partenaires sportifs.

Lutte contre l'addiction

Le ministre a expliqué que ce projet visait à réguler un secteur «qui explose littéralement» et qui compte «plus de 20.000 sites illégaux».

Dix millions d'euros doivent également être consacrés à la lutte contre l'addiction. «La prohibition, ça ne marche pas. Le légal doit chasser l'illégal. Il faut la publicité pour chasser l'illégal», a affirmé Eric Woerth, assurant que le texte visait également à mieux prévenir «les risques d'addictions et les risques sur les mineurs».

Retombées financières pour l'Etat

Il s'est cependant dit «prêt à prendre des amendements supplémentaires sur l'encadrement de la publicité» dans le sens d'une plus grande protection des mineurs. Une enquête sera menée dans les prochains mois pour déterminer l'ampleur du phénomène d'addiction aux jeux d'argent chez les 12-85 ans, selon l'observatoire français des drogues et des toxicomanies. Les résultats sont attendus fin 2010-début 2011.

Interrogé sur les retombées financières de cette réforme pour l'Etat, le ministre a rappelé que celui-ci gagnait «environ 5 milliards d'euros sur les jeux en comptant la Française des jeux, le PMU, les casinos». Selon lui, le gouvernement espère seulement avec l'ouverture des jeux à la concurrence maintenir ce niveau de recettes, en dépit de la baisse de la fiscalité sur les jeux dits «en dur» par opposition aux jeux en lignes.