La Poste: Le «non» à la privatisation, un «succès historique»

REPORTAGE Le comité organisateur a annoncé ce lundi les résultats de la votation citoyenne...

Maud Descamps et C. F.

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La votation citoyenne sur le changement de statut de La Poste a connu un vif succès.
La votation citoyenne sur le changement de statut de La Poste a connu un vif succès. — POL EMILE / SIPA

La salle mise à disposition par la mairie du 2e arrondissement de Paris est pleine à craquer. Syndicalistes, journalistes, élus. Tous attendent avec impatience le résultat de la votation sur l'avenir de la Poste.

Le verdict tombe. Il est sans appel. Un «non» franc et massif sort des urnes. Sur les 2.123.717 votants (chiffre donné à 9 heures), un peu plus de deux millions de personnes ont dit «non» à la privatisation de La Poste. Si le dépouillement n'est pas encore achevé, le résultat lui, est clair. «31 000 personnes ont voté oui», pour la privatisation annonce le syndicaliste Nicolas Galepides, membre du comité national contre la privatisation.

«Ce résultat va au-delà de nos espérances, confie Bernard Poisson de la CFTC, je suis très surpris de l'ampleur de la mobilisation. Mais cela montre bien l'intérêt des Français pour l'avenir de la Poste», ajoute-t-il, en précisant qu'il était «nécessaire que le débat sorte du cadre» de la Poste.

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Le comité national, composé d'une soixantaine de partis, associations et syndicats (pas la CFDT), avait annoncé dimanche que «plus de deux millions» de personnes avaient participé au vote achevé ce week-end, évoquant un «succès historique». Il demande a être recçu par Nicolas Sarkozy, le président du Sénat et de l'Assemblée nationale.

Vers une autre journée de mobilisation

«Nous attendons évidemment du gouvernement qu'il décide le retrait du projet de loi et qu'il lance un débat national dont le point d'orgue serait un référendum officiel», avait indiqué le comité dimanche. «Nous allons faire monter crescendo la pression pour lutter contre cette privatisation», déclare Olivier Besancenot à 20minutes.fr. «Maintenant nous allons décidé de la suite des événements», ajoute le chef de file du NPA.

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Jean-Luc Jacques (CFTC Poste) a indiqué à l'AFP qu'«on s'orientait vers une autre journée nationale de mobilisation qui pourrait prendre la forme d'une manifestation un samedi», Pierre Khalfa (Solidaires) confirmant qu'une «manifestation un samedi n'était pas exclue pour permettre à la population de s'exprimer». La décision reviendra au comité.