La vente de Rafale peut décoller

— 

Ce n'est pas encore signé, mais c'est bien parti.

Le président Lula

a fait part

hier de la décision du Brésil d'acquérir 36 avions de combat français Rafale, à l'occasion de la venue du président Nicolas Sarkozy. Le contrat a été estimé par l'Elysée à « 5 milliards d'euros au minimum ». Une bonne nouvelle pour Dassault Aviation. La société souffre, en effet, de la crise très dure que traverse l'aviation d'affaires, alors que le Falcon représente 70 % de son chiffre.

Si le contrat est conclu avec le Brésil, ce sera surtout la première vente à l'étranger de l'avion de combat construit par Dassault. « Ils ont développé un appareil technologiquement performant et ils veulent démontrer que le Rafale n'est pas un immense échec », estime un analyste financier.

Sorti d'usine à la fin de l'année 1998, le Rafale a jusqu'ici connu une série de revers commerciaux, dont le plus cuisant a été celui du Maroc en 2007, où l'appareil français a été supplanté au dernier moment par un concurrent américain. Depuis, l'avion s'est tout de même placé sur plusieurs marchés, même si aucun contrat n'a encore été signé à l'heure actuelle. Les Emirats arabes unis ont ainsi annoncé officiellement au mois de juin, en plein Salon du Bourget, avoir remis à la France leurs « exigences ­techniques » pour acquérir des Rafale. Un geste qui marque une avancée importante dans la négociation. W