« Demande très forte » contre « pénurie de T1 et de T2 » à Lyon

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A Lyon, la hausse des loyers se poursuit... au ralenti. Le prix des locations a encore progressé de 0,7 % depuis le début de l'année. Une paille après dix années d'augmentation annuelle comprise entre 3 et 5 %. « Il y a une demande très forte, un peu comme à Paris. Lyon attire de nombreux étudiants et de jeunes actifs, souligne ­Mathias Amiel, co-responsable de l'agence Novolia [Lyon 3e]. Et en face il y a une véritable pénurie de T1 et T2. Les bailleurs ont donc la possibilité d'augmenter leur loyer sans problème. Et ils trouvent preneur. »

D'autant que Lyon demeure une des grandes agglomérations les moins chères de France pour se loger. Avec un prix moyen au mètre carré de 11,50 euros, elle se situe loin derrière Paris (22 euros le mètre carré), Nice, Montpellier, Grenoble, Marseille, Bordeaux, Toulouse et Strasbourg. Mais cette hausse continue des loyers pourrait s'arrêter. La livraison de nombreux programmes immobiliers neufs (Duchère, Vaise, Confluent) devrait permettre de faire remonter le niveau de l'offre.

De même, en raison de la crise, beaucoup de logements mis en vente n'ont pas trouvé preneur et ont du être mis en location. « Mais il s'agit essentiellement de grandes surfaces, pour lesquelles il y a moins de demande », tempère Mathias Amiel. W

Frédéric Crouzet