Lille et le nord résistent à la tendance générale du marché

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La demande reste forte sur Lille.
La demande reste forte sur Lille. — GILE / SIPA

Les locataires nordistes sont moins gâtés que les autres. Le Nord-Pas-­­ de-Calais fait partie, avec ses 0,2 % de hausse en un an, des huit régions de France sur vingt-deux où les loyers ont encore progressé en 2009. Calais occupe même le haut de l'affiche dans les villes moyennes, avec une hausse de 6,3 %. Avec une augmentation de 1,1 %, Lille continue « à bien résister », selon Xavier Dekock, président régional de la Confédération des administrateurs de bien (Cnab). Il faut dire que la capitale des Flandres bénéficie d'une particularité : moins de 50 % de ses habitants sont propriétaires de leur logement, contre 58 % au niveau national.

« Le marché est plus dynamique, d'autant que la ville elle-même bouge beaucoup », explique Xavier Dekock, par ailleurs directeur marketing du groupe immobilier Sergic. Mais selon lui, « plus question, comme il y a quelques années, d'espérer une revalorisation à deux chiffres du loyer en sortie de bail ». D'autant que le marché du logement étudiant, important en métropole lilloise, semble avoir connu un petit trou d'air. Selon le baromètre Se Loger, les loyers à Lille ont diminué de 0,5 % sur les trois derniers mois (juin-juillet-août), les plus actifs sur ce marché. « Pour ne pas payer les deux mois d'été, les locataires n'ont pas réservé leur logement en mai ou juin, comme ils le faisaient d'habitude, explique Xavier Dekock. Mais ce n'est qu'un retard : le marché se rattrape en septembre car la demande reste la même. » W

O. A.