à Paris, un marché « tendu pour les studios et les deux-pièces »

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Une baisse des loyers de 7,4 % dans le 19e, une hausse de 9 % dans le 2e : la baisse moyenne de 0,5 % enregistrée à Paris depuis janvier cache en réalité de fortes disparités. « Cela dépend de quel type de bien on parle », estime Jacques Massard, de l'agence Orpi Parc Immo dans le 19e. Pour ce professionnel ce sont les appartements familiaux, « les 3-4 pièces de 60-65 m2 », qui ont « subi les effets de la dégradation de la conjoncture ». Or ce sont « les plus nombreux sur le marché ». En revanche « le marché reste tendu en ce qui con­cerne les studios et les petits deux-­pièces, que l'on loue de plus en plus cher, à 22-25 euros le mètre carré. »

Alain Champagne, directeur d'agence Solvimo dans le 9e, pense, de son côté, qu'« une correction des prix est en train de s'opérer dans les arrondissements périphériques, après des années de très fortes hausses, tandis que la demande dans les arrondissements centraux est toujours très forte ». Sur l'ensemble du marché parisien, Alain Champagne ­préfère néanmoins parler de « stagnation ». « La hausse de ces dernières années s'est interrompue. Il s'agit d'un effet mécanique puisqu'en période d'instabilité il y a moins de mouvement de biens, ce qui a des répercussions sur les prix. » Et contrairement aux conclusions de l'étude, Alain Champagne estime, lui, que le marché est en train de sortir de la crise. « Nous sommes plutôt dans une phase de reprise. » W

Mickaël Bosredon