Comment Meta et Google pratiquent le licenciement silencieux

EMPLOI Snapchat, Facebook et Google n'ont pas adopté les mêmes approches pour réduire leurs effectifs

20 Minutes avec agence
Le géant du web créé par Mark Zuckerberg, Meta.
Le géant du web créé par Mark Zuckerberg, Meta. — SOPA Images/SIPA

Après avoir beaucoup recruté durant la pandémie, les géants de la Silicon Valley Meta (Facebook), Alphabet (Google) et Snap (Snapchat) cherchent à réduire leur masse salariale dans un contexte de croissance ralentie et de baisse des actions. En parallèle du gel des embauches, les employés sont ainsi menacés par un plan de licenciement, rapportent Wall Street Journal.

Chez Snap, les licenciements ont été annoncés publiquement. Le groupe cherche à se séparer de 20 % de son personnel. A l’inverse, chez Google et Meta, la stratégie choisie est différente. Sans parler de licenciement, certains salariés ont été invités à postuler pour d’autres emplois en interne. Faute de quoi, passé un certain délai, ils seront renvoyés.

Un délai de quatre-vingt-dix jours

Chez Alphabet, cette mesure a notamment concerné l’incubateur de startups Area 120. Plus de la moitié des 100 employés de la structure sont concernés. Ils disposent d’un délai de quatre-vingt-dix jours pour changer de poste. Chez Meta, le délai de renvoi est généralement de 30 jours. A terme, le groupe cherche à réduire ses dépenses d’au moins 10 %, ce qui devrait principalement passer par une réduction des effectifs.

Meta a par ailleurs communiqué sur ses difficultés à travers un mémo publié en mai 2021 par Tom Allison, responsable de l’application Facebook. Dedans, le responsable a affirmé qu’il y aurait un « déséquilibre majeur de l’offre et de la demande entre [leurs] besoins d’embauche et la disponibilité des talents ». En juillet dernier, Sundar Pichai, directeur général d’Alphabet avait quant à lui annoncé une grande consultation en interne pour améliorer de 20 % la productivité dans le groupe.