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ENERGIEEDF promet que les centrales nucléaires à l'arrêt rouvriront cet hiver

Electricité : EDF promet que les centrales nucléaires à l'arrêt rouvriront cet hiver

ENERGIELe PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy a assuré mercredi devant les députés que les 26 réacteurs allaient reprendre leur production
Centrale nucléaire de Golfech au bord de la Garonne, aux frontières du Gers et a 100 km de Toulouse. Illustration
Centrale nucléaire de Golfech au bord de la Garonne, aux frontières du Gers et a 100 km de Toulouse. Illustration - Alexandre GELEBART/20MINUTES / © Alexandre GELEBART
20 Minutes avec Agences

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Les 26 réacteurs nucléaires français aujourd’hui à l’arrêt devraient avoir repris leur production d’électricité au cours de l’hiver, a annoncé mercredi la direction d' EDF. L’entreprise est sous pression à l’approche d’une saison tendue sur le front de la sécurité énergétique. La France fait face à une indisponibilité exceptionnelle de son parc de 56 réacteurs : la tenue « effective » de ce calendrier de retour au réseau jouera un rôle essentiel dans la gestion électrique cet hiver, a prévenu mercredi RTE, le gestionnaire du réseau.

A l’origine de cette situation, le retard des maintenances décennales, dû au Covid-19, et la découverte l’hiver dernier de problèmes de corrosion, contraignant EDF à entreprendre un contrôle quasi général. Mercredi devant les députés, le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy a indiqué que « les chantiers liés à la corrosion avançaient à un bon rythme : Tricastin 3, le premier, est terminé ».

Un redémarrage progressif

Concernant le redémarrage des 26 réacteurs aujourd’hui à l’arrêt, cinq doivent repartir en septembre, cinq en octobre, suivis de sept supplémentaires en novembre, trois en décembre, trois en janvier puis deux en février, a expliqué Cédric Lewandowski, directeur exécutif d’EDF. Un 26e aujourd’hui en arrêt « fortuit » devrait redémarrer incessamment.

« A ce jour, 27 réacteurs sont connectés au réseau et trois sont en économie de combustible afin de pouvoir produire l’hiver prochain » selon Jean-Bernard Lévy. Ce dernier a toutefois souligné l'« absence de marge de manœuvre de la filière pour absorber [plus rapidement] cette hausse de charge inattendue », notamment dans les opérations les plus pointues.

Un déficit de personnel qualifié

« Nos équipes et celles de nos partenaires industriels sont pleinement mobilisées pour remettre sur le réseau le maximum de réacteurs possible pour le prochain hiver », a-t-il dit, ajoutant que le groupe avait désormais « un moyen de contrôle non destructif » pour poursuivre les diagnostics de corrosion. Mais « nous faisons face à un cumul inattendu d’activités, qui mobilise des compétences pointues et rares, de tuyauteurs, soudeurs, robinetiers, chaudronniers… Ce déficit de compétences affecte notre capacité à réparer au rythme que nous souhaiterions », a-t-il précisé.

Le patron d’EDF, dont le successeur sera connu incessamment, en a profité pour revenir sur ses récents propos critiques de la stratégie de l’État concernant le nucléaire, jugés « inacceptables » par Emmanuel Macron. Mercredi, il a insisté sur l’impact de Fukushima et sur « le contexte politique de 2012 », alors favorable à une sortie du nucléaire.

La relance du nucléaire

Aujourd’hui « la dynamique positive [en faveur du nucléaire] est réenclenchée, avec le discours de Belfort en particulier, mais cela prendra du temps, c’est le temps industriel », a-t-il indiqué. « Si, il y a dix ans, on avait pu lancer deux ou trois chantiers de réacteurs, on aurait pu les avoir », ces ouvriers spécialisés, relève-t-il.

Après avoir prévu de réduire la voilure du nucléaire, décision actée dans une loi de 2015, la France a choisi de relancer l’atome, par la voix du président de la République qui à Belfort, en février, a souhaité la construction de six nouveaux réacteurs de type EPR.

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