Rentrée universitaire : Comment faire face aux coûts croissants de la vie étudiante

BUDGET Entre le logement, les frais universitaires et l'inflation, la vie d'étudiant est un vrai casse-tête

Julie Polizzi pour 20 Minutes
— 
Alors que le coût de la vie augmente, les étudiants doivent être rigoureux pour maîtriser leur budget
Alors que le coût de la vie augmente, les étudiants doivent être rigoureux pour maîtriser leur budget — iStock / City Presse

Le budget est l’une des préoccupations majeures des étudiants : à l’heure de prendre son indépendance en accédant, bien souvent, à un premier logement, il faut maîtriser ses finances pour pouvoir assumer les nombreux frais qui vont de pair avec cette autonomie et la poursuite d’études supérieures... le tout avec des ressources en général réduites. Et l'équation est d’autant plus épineuse en ces temps d’inflation.

Un logement adapté

Le logement est le premier poste de dépenses. Comptez environ 500 € par mois en région, contre pas loin de 700 € en Île-de-France. Mais d’importantes disparités existent en fonction de la ville et du type d’habitation.

Les résidences universitaires du Crous (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) sont un bon moyen de faire baisser la facture avec un tarif moyen de 450 € à Paris et de 350 € en région, d’autant qu’elles sont proches des lieux d’études, ce qui permet d’économiser sur le transport. Les demandes sont à déposer entre début mai et mi-juin sur le portail officiel, pour une réponse maximum début juillet. Mais attention, il y a peu d’élus !

Le logement est le premier poste de dépenses des étudiant(e)s
Le logement est le premier poste de dépenses des étudiant(e)s - IStock / City Presse

Les résidences étudiantes privées peuvent alors être une bonne alternative puisqu’elles proposent des prix compétitifs. Autre option : les foyers d’étudiants et de jeunes qui reposent sur un esprit communautaire appréciable lorsqu’on débarque dans une ville inconnue. Enfin, les studios meublés, colocations et chambres chez l’habitant sont légion dans le parc privé mais impliquent de redoubler de vigilance. Rappelez-vous en effet que votre logement doit vous permettre d’étudier dans de bonnes conditions.

Les frais courants

En moyenne, les étudiants déboursent près de 350 € pour se nourrir, se vêtir et financer leurs produits d’hygiène et d’entretien. S’il est bien entendu possible de réduire l’addition en optant pour des marques distributeurs et des aliments bon marché, les pâtes au beurre ont tôt fait de lasser ! Pour varier les plaisirs à moindre coût, l’idéal est de se tourner vers les restaurants universitaires qui proposent des menus complets et équilibrés à 3,30 € (1 € pour les boursiers et les étudiants en difficulté financière).

Grâce à des applications antigaspi comme Too good to go ou Phenix, il est aussi possible de profiter d’invendus alimentaires à moindres frais, tandis que les grandes enseignes proposent des prix cassés pour les articles proches de la date de péremption. Sur critères sociaux, vous pouvez encore bénéficier des épiceries solidaires étudiantes mises en place dans le cadre des Agoraé de la Fage.

Période particulièrement onéreuse, la rentrée universitaire rime aussi avec le paiement des frais de scolarité
Période particulièrement onéreuse, la rentrée universitaire rime aussi avec le paiement des frais de scolarité - IStock / City Presse

Côté transports, il faut privilégier les abonnements annuels, sachant que votre carte étudiante vous permettra d’accéder à des tarifs réduits aussi bien pour le bus ou le train, que pour les cinémas et les musées. La Carte jeune européenne (10 €) permet également de profiter de bons plans culturels en France et dans l’Union.

Les dépenses de scolarité

Période particulièrement onéreuse, la rentrée universitaire rime aussi avec le paiement des frais de scolarité. Dans le public, ils se chiffrent entre 200 et 300 € pour une inscription en cycle de licence ou de master, à près de 400 € pour un doctorat et à plus de 600 € pour une année de cursus en formation d’ingénieur sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur.

Les prix grimpent en revanche facilement dans les grandes écoles publiques et dans les établissements privés, notamment dans les écoles de commerce où les tarifs varient entre 3000 et 10.000 € par an. Une enveloppe unique de 92 € sera par ailleurs à acquitter avant votre inscription administrative au titre de la contribution vie étudiante et de campus (CEVC), sauf si vous êtes boursier.

Focus : Des aides à solliciter

La bonne nouvelle c'est que de nombreuses aides publiques sont prévues pour soutenir le budget étudiant ! En tête de liste, les allocations logement de la CAF (Caisse des allocations familiales) peuvent prendre en charge une partie de votre loyer, tout comme l'aide Mobili-jeune d'Action Logement si vous êtes en alternance. Sans être exhaustif, citons aussi la garantie Visale pour bénéficier d'une caution, le prêt garanti par l'État pour financer vos études, l'aide à la mobilité pour les boursiers ou encore l'aide au passage du permis de conduire. Pensez également à la complémentaire santé solidaire (CSS) pour alléger le coût du médecin et de la pharmacie et au programme « Départ 18:25 » pour des vacances à prix cassé.

Les bonnes adresses

-> Etudiant.gouv.fr : c'est le site de référence des étudiants, avec d'innombrables informations pratiques.
-> Messervices.etudiant.gouv.fr: c'est le portail officiel pour vos démarches en ligne.
-> 1jeune1solution.gouv.fr: dédié à tous les jeunes de moins de 30 ans, il propose un simulateur pour connaître toutes les aides auxquelles vous avez droit.