Grande distribution : Les dates limites de consommation supprimées sur quelques produits par certaines enseignes

INITIATIVE Le sucre, le vinaigre et l'huile perdent leur date de péremption chez Carrefour

20 Minutes avec Agence
Faut-il supprimer les DLC sur les produits ? (Illustration).
Faut-il supprimer les DLC sur les produits ? (Illustration). — Pixabay

De plus en plus d’enseignes remettent en question les dates de péremption affichées sur les emballages des produits alimentaires. Comme le rapportait Le Parisien vendredi, les supermarchés Waitrose, au Royaume-Uni, ont même supprimé les dates limite sur 500 denrées. En France, des entreprises comme Carrefour, Auchan, Leclerc ou encore Intermarché ont signé le pacte de DLC, lancé en janvier 2020.

Le document, rédigé par Too Good To Go, propose des engagements pour « éduquer et sensibiliser en interne et en externe sur les dates de consommation ». Le but affiché : limiter les ravages du gaspillage alimentaire au niveau environnemental et économique. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) estime que 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année, alors que beaucoup sont encore consommables.

Les dates de péremption disparaissent sur certains produits

En effet, de nombreux consommateurs ne font pas la différence entre la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM). Lorsque la première est dépassée, consommer les aliments peut présenter un risque pour la santé. Cependant, dans le cas de la deuxième, l’odeur, le goût et l’aspect du produit peuvent être impactés, mais sans aucun danger pour le consommateur. Selon Capital, certaines enseignes ont décidé d’aller plus loin en reculant certaines dates de péremption. Carrefour, par exemple, a tout bonnement supprimé la DDM sur l’huile, le vinaigre et le sucre.

Le responsable communication de Système U explique lui aussi au Parisien : « Depuis 2018, nous avons repoussé la date de consommation pour 223 références (yaourts, charcuterie…), sur une moyenne de quatorze jours, après des tests rigoureux sur la durabilité des articles. Quant aux produits pour lesquels cela représenterait un danger, comme la viande hachée ou le poisson, on n’y touchera pas. Pas question d’hypothéquer la santé du consommateur. »