Visés par l'autorité américaine des marchés, cinq groupes chinois se retirent de la Bourse de New York

ENTREPRISES Soumises à une surveillance et des restrictions plus strictes aux États-Unis, elles ont préféré partir

M.d.F. avec AFP
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Bourse de New York
Bourse de New York — ANGELA WEISS / AFP

Vendredi, les mastodontes du pétrole Sinopec et PetroChina, le poids lourd de l’assurance China Life Insurance, le géant chinois de l’aluminium Chalco, ainsi qu’une filiale de Sinopec basée à Shanghai ont annoncé qu’ils se retiraient de la Bourse de New York. Tous justifient cette décision par les coûts liés au maintien des cotations aux États-Unis, ainsi que la charge que représente le respect des obligations en matière d’audit.

Mais depuis 2020, une loi votée au Congrès américain, oblige toute société cotée aux États-Unis à faire certifier ses comptes par un cabinet agréé. En cas de non-respect, les entreprises en infraction risquent à partir de 2024 une radiation de la Bourse américaine. Les sociétés de Chine continentale et de Hong Kong sont connues pour ne pas se soumettre à cette procédure.

Retour à la maison

Les cinq groupes figurent sur une liste d’entreprises mises en demeure par l’autorité américaine de régulation des marchés (SEC) de se conformer à des obligations comptables. Leur décision se base sur des « considérations commerciales », a justifié dans un communiqué le régulateur chinois des marchés financiers.

Dans un contexte d’affrontement croissant avec Washington, en particulier dans le domaine technologique, la Chine incite désormais ses pépites à chercher des financements sur ses places boursières (Hong Kong, Shanghai, Shenzhen ou encore Pékin).