Mobilisation de 40 millions d’euros pour aider les agriculteurs touchés par la grêle au printemps

AIDE D'URGENCE Ce fonds d’aide « a vocation à apporter une réponse rapide aux situations de grande fragilité dans la limite d’un plafond de 5.000 euros par exploitation »

20 Minutes avec agences
Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, le 29 juillet 2022 à l'Elysée.
Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, le 29 juillet 2022 à l'Elysée. — Stephane DUPRAT/SIPA

Il a été mis en place pour couvrir les dégâts agricoles causés par les épisodes de grêle du printemps. Le ministère de l’Agriculture a annoncé mercredi la mobilisation de 40 millions d’euros supplémentaires au fonds d’aide d’urgence dédié au gel, initialement doté de 20 millions d’euros.

Ce fonds, « à la main des préfets de région, a vocation à apporter une réponse rapide aux situations de grande fragilité dans la limite d’un plafond de 5.000 euros par exploitation, qui pourra être relevé dans le cas de situations plus extrêmes », a détaillé le ministère au cours d’une conférence de presse.

Aides psychologiques et financières

Les orages de grêle ont causé « jusqu’à 100 % » de perte de production par endroits, pesant sur le « moral des agriculteurs », a ajouté le ministère, qui a identifié trois grandes problématiques. La nécessité d’apporter des aides psychologiques et financières aux agriculteurs d’abord, la prise de conscience face à la récurrence des aléas climatiques et enfin l’inquiétude des agriculteurs quant à leur capacité à honorer les contrats de vente à terme.

Sept recommandations ont ainsi découlé de la « mission flash », évaluant les dégâts dans le monde agricole et engagée le 22 juin dernier.


« Bienveillance » du « réseau bancaire »

Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a demandé « aux préfets d’activer sans délai ces cellules d’urgence » pour recenser les dégâts, « notamment au plan psychologique ». Sur le plan local, le ministère demande la « bienveillance » du « réseau bancaire » quant à l’échelonnement ou le report d’échéances auxquels les agriculteurs font face à cause de trésoreries affaiblies. Marc Fesneau a sollicité le ministre de l’Économie et des finances pour « surveiller voire lutter contre une flambée anormale des prix sur les devis des actes de désamiantage, de déconstruction, puis de reconstruction des toitures et bâtiments » concernés par les épisodes de grêle.

Les aides de la PAC, prévues pour les cas de force majeur ou les circonstances exceptionnelles, pourront également être demandées dans certains cas.