Pouvoir d'achat : Les députés et sénateurs s'accordent sur une première série de mesures

INFLATION Un second volet devrait être examiné en milieu de semaine

20 Minutes avec AFP
— 
Ce projet de loi "d'urgence" en faveur du pouvoir d'achat sera validé une dernière fois mercredi 3 août 2022.
Ce projet de loi "d'urgence" en faveur du pouvoir d'achat sera validé une dernière fois mercredi 3 août 2022. — SYSPEO/SIPA

Fumée blanche au-dessus du parlement. Députés et sénateurs sont parvenus ce lundi à un accord en commission mixte sur le premier volet de mesures en faveur du pouvoir d’achat, qui sera adopté définitivement mercredi par le Parlement, a-t-on appris auprès de plusieurs élus.

Augmentation de 4 % des pensions de retraite et de plusieurs allocations avec effet rétroactif au 1er juillet 2022, déconjugalisation de l’allocation adultes handicapés (AAH) et encore poursuite de la prime Macron pouvant être versée par les employeurs : ce projet de loi « d’urgence » en faveur du pouvoir d’achat sera validé une dernière fois mercredi après-midi par l’Assemblée nationale puis le Sénat. Il comprend 20 milliards d’euros de dépenses​.

Une adoption définitive espérée d’ici dimanche

Sept députés et sept sénateurs réunis en commission mixte paritaire (CMP) ont planché lundi en fin de journée sur les mesures sur lesquelles ils n’étaient pas d’accord à l’issue de la première lecture du projet de loi, comme les modalités de la poursuite de la prime Macron ou le déblocage anticipé de l’épargne salariale.

Le Sénat dominé par la droite examine par ailleurs depuis lundi après-midi en première lecture le projet de budget rectifié pour 2022, qui comprend le second volet de mesures en faveur du pouvoir d’achat. Une CMP députés-sénateurs se réunira mercredi soir sur ce texte plus épineux, dont l’adoption définitive est espérée d’ici dimanche.

Poursuite du bouclier tarifaire sur l’énergie et de la remise carburant, revalorisation du point d’indice des fonctionnaires… Ce projet de loi de finances rectificative ouvre 44 milliards d’euros de crédits, dont 9,7 pour financer la renationalisation à 100 % d’EDF.