Pouvoir d’achat : Bruno Le Maire veut limiter le coût des mesures

CONTROLE DES DEPENSES « Le rétablissement des finances publiques françaises n’est pas négociable », estime le ministre

20 Minutes avec AFP
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Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, veut limiter le coût des mesures pour le pouvoir d'achat.
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, veut limiter le coût des mesures pour le pouvoir d'achat. — Britta Pedersen/AP/SIPA

Pour Bruno Le Maire, « chaque euro compte ». A l’ouverture au Sénat des débats sur le pouvoir d’achat, le ministre a rappelé sa volonté de limiter à 700 millions d’euros au total le coût supplémentaire des apports du Parlement au premier paquet de mesures soumis aux sénateurs.

Le Sénat a entamé jeudi l’examen en première lecture du projet de loi « portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat », puis s’attaquera à partir de lundi au projet de loi de finances rectificative pour 2022. Concernant le premier paquet de mesures, le ministre de l’Economie a appelé les sénateurs à « faire attention à ce que chaque euro soit bien employé », soulignant que « le rétablissement des finances publiques françaises n’est pas négociable ».

5 % de déficit public

Les modifications apportées au texte à l’Assemblée nationale ont engagé « 350 millions d’euros de dépenses supplémentaires », a-t-il indiqué, souhaitant un montant « comparable » pour les dépenses supplémentaires qui seront votées au Sénat.

« Ce qui nous amènerait à un paquet pouvoir d’achat qui de 20 milliards passerait à 20 milliards et 700 millions d’euros de dépenses supplémentaires », chiffre « qui nous permet de tenir nos 5 % de déficit public en 2022 ». Le projet de budget rectifié ouvre, lui, 44 milliards d’euros de crédits, dont 9,7 pour financer la renationalisation à 100 % d’EDF.

La « fondamentale » valorisation du travail

Le ministre a aussi énoncé « les grandes lignes politiques au cœur de ce projet de loi pouvoir d’achat : la question de l’énergie qui est essentielle, la valorisation du travail qui est absolument fondamentale, la protection des collectivités locales face à l’inflation ».

Il prévoit une série de mesures dont le triplement jusqu’à 6.000 euros des primes défiscalisées que les entreprises peuvent verser à leurs employés (prolongement jusqu’au 31 décembre 2023 de la « prime Macron ») ; une augmentation de 4 % des pensions de retraite et plusieurs allocations (familiales, minima sociaux) avec effet rétroactif au 1er juillet 2022 ; la déconjugalisation de l’allocation adultes handicapés (AAH) ; ainsi que différentes mesures pour faire face aux risques de pénurie énergétique.

Réduction des cotisations patronales

Concernant les modifications apportées au texte en commission, le ministre du Travail Olivier Dussopt a indiqué que le gouvernement proposerait de revenir à « un dispositif pérenne pour toutes les entreprises » de la « prime de partage de la valeur ».

Les sénateurs l’ont bornée à fin décembre 2023, sauf pour les entreprises de moins de 50 salariés. Autre « point de divergence » soulevé par Olivier Dussopt, la réduction de cotisations patronales pour les heures supplémentaires, proposée par les sénateurs.