Logistique : Un accord de branche trouvé pour augmenter le salaire minimum

EMPLOI Le secteur est particulièrement tendu et touché par la pénurie de main-d’œuvre

20 Minutes avec AFP
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Un accord pour augmenter les minima de branche dans la logistique a été trouvé vendredi entre les organisations patronales et trois syndicats.
Un accord pour augmenter les minima de branche dans la logistique a été trouvé vendredi entre les organisations patronales et trois syndicats. — Emmanuel DUNAND / AFP

Après l'aérien mercredi, la  logistique ​ce vendredi… Un accord pour augmenter les minima de branche dans ce secteur particulièrement tendu et  touché par la pénurie de main-d’œuvre a été trouvé entre les organisations patronales et trois syndicats.

L’ensemble des coefficients doivent ainsi être revalorisés à hauteur de 8 % pour les ouvriers et employés, et de 5 % pour les cadres, à partir du 1er septembre prochain.

« Préserver l’attractivité du secteur »

Cet accord « permet de prendre en compte les dernières hausses du Smic, y compris celle prévue au 1er août », a salué l’Union TLF, l’une des organisations patronales du secteur, dans un communiqué.

Les autres organisations patronales (FNTR, FNTV et OTRE) ont signé l’accord, tout comme trois des cinq syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC), qui représentent ensemble plus de 50 % des salariés du secteur. Cet accord « témoigne de l’engagement des partenaires sociaux pour préserver l’attractivité du secteur », s’est réjoui l’Union TLF.

Pas un accord historique pour la CFTC

Un constat tempéré par Thierry Douine, président de la CFTC-Transports, signataire de l’accord. « Ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler un accord historique », a-t-il déclaré à l’AFP.

« Ça nous permet de ressortir les grilles d’en dessous du niveau du Smic, mais si l’inflation continue à galoper, il faudra se remettre autour de la table en début d’année prochaine », a-t-il ajouté. « Si demain, ils (le patronat) veulent retrouver une dynamique d’emploi vis-à-vis des jeunes, il va falloir qu’ils fassent plus », a jugé Thierry Douine.

L’Union TLF a fait savoir qu’elle était prête à négocier l’instauration d’un 13e mois dès la rentrée, mais aussi d’un plan de réduction des « accidents de travail et maladies professionnelles » et d’un « socle de protection sociale ».