Carburant : Elisabeth Borne propose de doubler la prime transport pour les salariés

INFLATION « Les prix du pétrole sont en train de baisser, ce qui nous permet d’être moins inquiets », a déclaré la Première ministre

20 Minutes avec agences
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La Première ministre Elisabeth Borne.
La Première ministre Elisabeth Borne. — JEANNE ACCORSINI/SIPA

Elisabeth Borne a ouvert ce jeudi la porte à un doublement de la prime transport, l’aide défiscalisée que peuvent verser les entreprises aux salariés pour couvrir leurs frais de carburant. Le plafond de l’aide serait ainsi relevé à 400 euros.

L’idée est de protéger le pouvoir d’achat des Français dès la rentrée « et que les entreprises prennent ensuite le relais », a déclaré la Première ministre devant des journalistes du groupe EBRA. « Elles pourraient verser une aide défiscalisée allant jusqu’à 400 euros à leurs salariés, soit l’équivalent d’une remise de près de 50 centimes à la pompe pour un salarié qui fait 12.000 km par an. »

La remise à la pompe prolongée et augmentée ?

Ce coup de pouce était présent dans les versions préliminaires du projet de loi pour le pouvoir d’achat mais a ensuite disparu des textes. Le retour de cette disposition intervient alors que l’exécutif et Les Républicains tentent de trouver un accord face au niveau élevé du prix du carburant.

Mercredi, le patron des députés LR, Olivier Marleix, a appelé au relèvement du plafond de cette prime transport à 400 euros lors d’une interview sur FranceInfo. Par ailleurs, l’exécutif, qui souhaitait progressivement supprimer la ristourne actuelle de 18 centimes sur le litre de carburant, serait finalement disposé à prolonger cette remise en l’augmentant.

Un besoin de majorité parmi les députés

« Les prix du pétrole sont en train de baisser, ce qui nous permet d’être moins inquiets », a souligné Elisabeth Borne ce jeudi, plaidant pour le maintien de « tarifs abordables à la rentrée de septembre ». Toujours en recherche d’une majorité à l’Assemblée, la cheffe du gouvernement a dit vouloir avancer « avec tous ceux qui sont prêts à trouver un chemin avec nous ».

Quelle serait sa réaction si la majorité était due aux voix du Rassemblement national ? Ces députés « ont été élus comme leurs autres collègues », a répondu la Première ministre. « Je ne vais pas me mettre à décompter des voix d’une manière différente des règles qui s’appliquent à l’Assemblée nationale. Mais les majorités que nous allons chercher […] se trouvent dans l’arc républicain. »