PIB : La Banque de France table toujours sur une croissance à 0,25 % au deuxième trimestre

CONJONCTURE Comme l’Insee, la Banque de France table sur une croissance de 2,3 % en 2022. Le gouvernement est légèrement plus optimiste avec une progression de 2,5 %

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la Banque de France.
Illustration de la Banque de France. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le PIB français recommence timidement à progresser. La Banque de France a en effet confirmé mardi sa prévision de croissance de 0,25 % pour la France au deuxième trimestre, tout en notant que les difficultés de recrutement s’accentuent.

« Dans un environnement difficile marqué par la guerre en Ukraine et les fortes tensions sur les marchés des matières premières, l’activité continue de résister même si les chefs d’entreprise font état de perspectives en demi-teinte », indique-t-elle dans son enquête mensuelle de conjoncture. La Banque de France s’attend en outre à une croissance de 2,3 % sur l’ensemble de l’année 2022, comme l' Insee, tandis que le gouvernement table sur 2,5 %.

« Les incertitudes repartent à la hausse » dans les services

Après le recul de 0,2 % du PIB au premier trimestre, l’activité économique est repartie à la hausse en avril, a un peu accéléré en mai, et s’est stabilisée en juin, détaille la Banque de France, qui ajoute que cette stabilisation se confirmerait en juillet, selon les premiers retours des 8.500 entreprises interrogées dans son enquête.

Ce sont surtout les services qui soutiennent l’activité, en particulier certains services aux entreprises (information publicité, études de marché), même si d’autres comme les services de transport et d’entreposage sont en repli, toujours pénalisés par les difficultés de recrutement et les hausses de prix. Mais globalement dans les services, « les incertitudes repartent à la hausse », souligne encore la Banque de France, du fait du regain de l’épidémie de Covid-19, des difficultés de recrutement et des inquiétudes sur l’évolution de la demande dans le contexte d' inflation.

Du mieux sur le front des prix

Sur les recrutements, les problèmes que rencontrent les entreprises pour embaucher se sont encore accrus de 3 points en juin et concernent désormais 58 % des entreprises « le plus haut niveau atteint » depuis le printemps 2021, date à laquelle la Banque de France a commencé à interroger les entreprises sur ce sujet. Il y a un an 37 % des entreprises affirmaient avoir des difficultés de recrutement. Les secteurs les plus concernés sont les activités de programmation, l’intérim, les services techniques, l’aéronautique et le second œuvre dans le bâtiment.

A l’inverse, sur le front des prix, moins de chefs d’entreprise indiquent avoir augmenté leurs prix de vente en juin, et ceci pour le deuxième mois consécutif, signe d’un « ralentissement » de la hausse des prix des matières premières et de moindres difficultés d’approvisionnement. Cette tendance « masque des différences entre secteurs », nuance toutefois la Banque de France, avec une situation qui s’aggrave encore dans la chimie, le caoutchouc-plastique ou encore l’industrie du bois et papier.