Pouvoir d'achat : L'indemnité carburant travailleurs sera mise en place au 1er octobre

COUP DE POUCE L’objectif est de couvrir « quasiment l’intégralité des frais de carburant » supplémentaires engagés en raison de la hausse des prix du pétrole

20 Minutes avec AFP
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Les prix du carburant au litre vont bénéficier d'une remise en station essence
Les prix du carburant au litre vont bénéficier d'une remise en station essence — CHINE NOUVELLE/SIPA

Une annonce attendue et faite ce jeudi matin par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. L’indemnité  carburant pour les travailleurs à revenus modestes et les gros rouleurs sera mise en place au 1er octobre et remplacera la ristourne de 18 centimes qui disparaîtra progressivement d’ici la fin de l’année.

« On va le faire très progressivement mais à la fin de l’année il n’y aura plus de remise carburant, et dès le 1er octobre, en tout cas c’est la proposition que nous faisons, nous mettons en place cette indemnité carburants pour les travailleurs », a déclaré le ministre sur Europe 1. Bercy a précisé que le projet du gouvernement était de ramener dans un premier temps la remise sur le carburant de 18 à 12 centimes, puis à 6 centimes, avant de l’arrêter complètement.

Demandée par simple déclaration

Plus ciblée, la nouvelle indemnité carburant travailleurs pourra être demandée par simple déclaration sur le site de la direction générale des finances publiques, a précisé le ministre, ajoutant que si « votre domicile et votre lieu de travail sont très éloignés ou que vous êtes par exemple itinérant parce que vous êtes aide-soignante, vous déclarez que vous êtes un gros rouleur et vous aurez une indemnité supplémentaire », a ajouté Bruno Le Maire.


L’objectif selon le ministre est de couvrir « quasiment l’intégralité de vos frais de carburant » supplémentaires engagés en raison de la hausse des prix du pétrole depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine. Il a encore indiqué que l’actuelle ristourne de 18 centimes par litre de carburant coûtait 800 millions d’euros par mois alors que le nouveau dispositif coûterait seulement 2 milliards d’euros par an.

« C’est bien la preuve que nous ne voulons pas du quoi qu’il en coûte. Nos finances publiques ne nous le permettent pas », a déclaré Bruno Le Maire. Il a chiffré les mesures de pouvoir d’achat qui doivent être présentées jeudi après-midi en conseil des ministres à « une vingtaine de milliards d’euros » contre 25 milliards évoqués précédemment.