Le prix du lait fait encore bouillir

Johanna Sitter avec AFP

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Les producteurs de lait exigeaient au moins 290 euros pour 1 000 litres.
Les producteurs de lait exigeaient au moins 290 euros pour 1 000 litres. — J.-F. MONIER / AFP

« On ne pouvait vraiment pas obtenir mieux » pour le prix du lait,

a reconnu le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) Jean-Michel Lemétayer, hier sur France Info. Producteurs laitiers et industriels sont finalement tombés d'accord sur un prix dans la nuit de mercredi à jeudi, sous la pression du gouvernement : 280 euros la tonne en moyenne pour 2009. La déception devrait se faire sentir chez les producteurs qui exigeaient au moins 290 euros pour mille litres. Les industriels en demandaient 276 euros.

Pour le président de la FNSEA, seul représentant autorisé des agriculteurs à la table des négociations, la fédération a montré qu'elle a pris « ses responsabilités » en signant cet accord.Le compromis devenait urgent car c'est aujourd'hui que les industriels commencent à payer le mois de mai aux producteurs de la filière laitière. Les éleveurs en difficulté bénéficieront d'un « plan d'accompagnement », s'élevant à 30 millions d'euros, a annoncé le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier. Il devrait prendre la forme d'allégements de charges sociales et fiscales, a-t-on indiqué au ministère de l'Agriculture. « C'est du pipi de chat ! », estimaient hier des producteurs des Côtes-d'Armor, interrogés par l'AFP. Un sentiment partagé par la Confédération paysanne. « Ce n'est pas la fin de la crise du lait », a toutefois averti Michel Barnier sur RTL. En septembre prochain, les prix seront réexaminés, afin de les adapter à une éventuelle remontée des cours des produits industriels. Cela risque de ne pas suffire puisque, selon le ministre de l'Agriculture, il s'agit d'une « crise européenne ». W