Des salariés bloquent le site Goodyear d'Amiens-Nord

SOCIAL Ils protestent contre le licenciement de 820 des 1.400 employés du site...

Avec agence

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Un nouveau plan social concernant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, plus important que le précédent annoncé en mai 2008 et qui prévoyait 402 suppressions d'emplois, va être présenté "d'ici quelques semaines", en raison du contexte économique différent, a annoncé la direction mercredi.
Un nouveau plan social concernant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, plus important que le précédent annoncé en mai 2008 et qui prévoyait 402 suppressions d'emplois, va être présenté "d'ici quelques semaines", en raison du contexte économique différent, a annoncé la direction mercredi. — Denis Charlet AFP/Archives

De 400 à 500 salariés grévistes de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord bloquaient ce mardi matin leur établissement pour protester contre le licenciement de 820 des 1.400 employés du site.

Entamés vers 5h, la grève et le blocage du site doivent durer 24 heures. Les grévistes devaient être rejoints dans la matinée par des salariés de l'usine Continental de Clairoix (1.120 employés), située à environ 100 km, dont l'équipementier allemand a annoncé la fermeture d'ici à 2010.

Réunis devant leur usine, les salariés de Goodyear ont enflammé des palettes et des pneus. Les employés des deux fabricants de pneumatiques doivent ensuite défiler en direction du centre-ville d'Amiens.

Victime de la crise automobile

«Nous avons beaucoup de leçons à tirer du combat des salariés de Continental», a estimé Mickaël Wamen, secrétaire CGT (majoritaire) du site, évoquant un «exemple à suivre» et ajoutant que la priorité des salariés de Goodyear était de sauver leurs emplois.

La société Goodyear-Dunlop se dit victime de la crise automobile. La direction du groupe, qui emploie 3.500 personnes en France, a notamment mis en avant le refus de la CGT, syndicat majoritaire, d'accepter en juillet 2008 une nouvelle organisation du travail en «4x8», que devait accompagner «un plan de modernisation comprenant 52 millions d'euros d'investissements sur trois ans».