L'allemand Opel sauvé par un équipementier canadien

AUTOMOBILE L'Allemagne s'est battue pour que la filiale de General Motors, en passe de déposer le bilan aux Etats-Unis, ne ferme pas...

Avec agence
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Très touché par la chute de la demande, le numéro un mondial de l'automobile, l'américain General Motors, pourrait étendre ses mesures de chômage technique à toutes ses usines européennes, où il veut baisser sa production de 40.000 véhicules d'ici la fin 2008.
Très touché par la chute de la demande, le numéro un mondial de l'automobile, l'américain General Motors, pourrait étendre ses mesures de chômage technique à toutes ses usines européennes, où il veut baisser sa production de 40.000 véhicules d'ici la fin 2008. — Volker Hartmann AFP/Archives

Le gouvernement allemand a finalement choisi samedi l'équipementier canadien Magna adossé à des capitaux russes pour reprendre le constructeur automobile Opel à l'américain en déroute General Motors et tenter de sauver des dizaines de milliers d'emplois. «Une solution a été trouvée», a indiqué au milieu de la nuit Peer Steinbrück, le ministre allemand des Finances.

L'offre de Magna est soutenue financièrement par la banque semi-publique russe Sberbank et par un partenariat industriel avec le constructeur russe GAZ. Le constructeur italien Fiat n’a donc pas été retenu

25.000 emplois

En Allemagne, l'enjeu est crucial, à quatre mois des élections législatives. GM, hors Saab, emploie 50.000 personnes environ en Europe, dont 25.000 en Allemagne. Le gouvernement voulait donc à tout prix éviter une faillite d’Opel, de plus en plus possible avec la déroute de sa maison-mère. Celle-devrait annoncer son dépôt de bilan lundi, aux Etats-Unis. «Le point central est que nous avons un intérêt très fort à maintenir les emplois sur les quatre usines» d’Opel en Allemagne, a expliqué le ministre des Finances.

Le favori des syndicats

L'idendité du futur repreneur n'est pas une surprise, mais le montage de la reprise a été âprement discuté, GM exigeant une participation toujours plus forte de l’Etat allemand. Depuis une semaine déjà, Magna était le favori du gouvernement allemand, et semble-t-il aussi de GM.

Magna était aussi le préféré des syndicats allemands, qui estimaient que le risque de suppressions d'emplois était moins grand qu'avec Fiat. Jusque là, Magna a annoncé qu'il voulait supprimer 10.000 emplois en Europe, dont 2.500 en Allemagne.