Loire-Atlantique : Qui pour reprendre l'usine Candia et ses 161 salariés ?

SOCIAL Les recherches se poursuivent pour trouver un repreneur à la laiterie de Loire-Atlantique, qui doit fermer l'an prochain

J.U.
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Des bouteilles de lait Candia (image d'illustration).
Des bouteilles de lait Candia (image d'illustration). — FRANK PERRY / AFP

Après le choc, il faut préparer la suite. Deux mois après l’annonce du projet de fermeture de l’usine Candia de Campbon (Loire-Atlantique), qui laisserait sur le carreau 161 salariés à l’horizon 2023, la mobilisation est en marche pour trouver un repreneur. Mercredi, une réunion entre les services de l’Etat, les élus du territoire et la direction du site a notamment été organisée pour faire un point sur l’avancée des recherches. « A ce stade, 572 entreprises ont été contactées, 15 marques d’intérêt identifiées, dont 8 encore actives à date, 5 visites réalisées dont une seconde visite et une autre prévue prochainement », indique la préfecture dans un communiqué.

Mais pour l’instant, aucun acteur laitier ne s’est manifesté. Les discussions en cours mettraient en jeu « des entreprises du conditionnement de jus de fruit et de
la logistique », précise le communiqué. « L’État s’assurera que le groupe Sodiaal respecte ses obligations en matière de recherche de repreneur et de revitalisation du territoire », indique la préfecture, qui explique que la prospection se poursuit, en France et à l’étranger.

Plus de 300 postes supprimés

Pour rappel, le poids lourd français du lait Sodiaal (Candia, Yoplait) a annoncé qu’il envisageait de fermer d’ici à l’an prochain cette usine et un autre site, situé en Saône-et-Loire. Ce qui aboutirait à la suppression de 316 postes, pour faire face aux pertes enregistrées sur les marchés du lait liquide et des ingrédients pour le lait infantile, avait expliqué le groupe en début d’année.