EDF va lancer un emprunt auprès des particuliers et espère 1 milliard d'euros

FINANCE Le PDG du groupe a indiqué qu'EDF était «reparti pour 10-15 ans de programme d'investissements importants»...

Avec agence

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Le président Nicolas Sarkozy a annoncé la construction en France d'une deuxième centrale nucléaire EPR, à Penly (Seine-Maritime), à laquelle GDF Suez sera associé pour une part minoritaire aux côtés d'EDF. "D'autres partenaires désireux de partager l'investissement et l'approvisionnement électrique seront invités à y participer", a précisé l'Elysée.
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé la construction en France d'une deuxième centrale nucléaire EPR, à Penly (Seine-Maritime), à laquelle GDF Suez sera associé pour une part minoritaire aux côtés d'EDF. "D'autres partenaires désireux de partager l'investissement et l'approvisionnement électrique seront invités à y participer", a précisé l'Elysée. — Jean-Paul Barbier AFP/Archives

EDF va lancer un emprunt obligataire auprès des particuliers, du 17 juin au 10 juillet, qui pourrait rapporter 1 milliard d'euros, a annoncé mercredi son PDG, Pierre Gadonneix. «C'est une nouveauté puisque cela n'a pas eu lieu de telle manière (...) depuis les 15 dernières années», a-t-il déclaré sur RTL.

Dans le cas d'EDF, cela fait 20 ans que le groupe n'avait pas émis un tel emprunt auprès des particuliers, a-t-il ajouté. «Le montant de l'emprunt n'est pas fixé, il n'y aura pas de plafond», a-t-il précisé, indiquant toutefois qu'un milliard d'euros était un «ordre de grandeur raisonnable».

Sans révéler le taux d'intérêt, Gadonneix a déclaré qu'EDF veillerait à ce qu'il soit «compétitif» et que la durée serait de 4 ou 5 ans. Selon «Les Echos», ce taux serait compris entre 4% et 5%.

Un endettement de 50%

«Aujourd'hui si nous faisons cela, c'est qu'EDF est en train d'investir, d'investir massivement», a expliqué Gadonneix. En 2009, EDF va «accroître l'investissement de 40% par rapport à 2008, c'est-à-dire 2,5 milliards de plus, soit 20.000 créations d'emplois que nous allons permettre chez nos fournisseurs», a-t-il dit.

Indiquant que le groupe était «reparti pour 10-15 ans de programme d'investissements importants» et Gadonneix a expliqué qu'il lui semblait «légitime de s'adresser aux Français pour investir en France» et qu'EDF voulait «diversifier (ses) moyens de financement». Le groupe français a procédé ces derniers mois à d'importantes acquisitions qui ont alourdi son endettement de 50% en 2008, à 24,5 milliards d'euros.