Guerre en Ukraine : Votre bière devrait bientôt vous coûter plus cher

MISERE Avec l’augmentation du prix des matières premières, cette boisson, parmi les préférées des Français, pourrait voir son prix croître ces prochaines semaines

20 Minutes avec agences
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Illustration d'une bière pression en train d'être servie dans un bar.
Illustration d'une bière pression en train d'être servie dans un bar. — Pubinno / SIPA

Les brasseurs voient leurs coûts prendre l’ascenseur, et les buveurs de bières risquent de l’avoir amer. La société néerlandaise Heineken et l’entreprise danoise Carlsberg (propriétaire des marques Tuborg, Baltika, Kronenbourg et 1664) ont déjà prévenu. Après des mois de pandémie (et la fermeture des bars), les hausses des prix des matières premières et de l’énergie devraient saler (encore) la note des consommateurs de demi.

Les diverses étapes de la production, comme le maltage, la fermentation, le refroidissement et l’embouteillage se révèlent très énergivores. Et la guerre en Ukraine a des répercussions économiques un peu partout, et donc également à l’heure de l’apéro.

Les patrons de bars vont « tenter de prendre sur leur marge »

La Russie et l’Ukraine sont de très grands exportateurs d’orge, la céréale la plus utilisée dans la fabrication de la boisson. Si Heineken a affirmé il y a quelques jours que ses ventes avaient augmenté sensiblement ces derniers mois, les prix des céréales et de l’énergie augmentent aussi, et cela ne semble pas se décanter.

Interrogés par Actu.fr, des patrons de bistrots à Rouen (Seine-Maritime), expliquent qu’ils vont « tenter de prendre sur leur marge », mais ne se font pas d’illusions concernant des augmentations « sur le moyen et long terme » du coût de la pression.