Formation : Apprentissage, professionnalisation... Tout comprendre à l’alternance

VIE PRATIQUE En donnant la possibilité aux jeunes de se former sur le terrain, l’alternance leur permet de s’intégrer plus facilement dans le monde du travail

M.K pour 20 Minutes
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Apprentissage ou professionnalisation, l'alternance permet aux plus jeunes de se former en ayant déjà un pied dans la vie active.
Apprentissage ou professionnalisation, l'alternance permet aux plus jeunes de se former en ayant déjà un pied dans la vie active. — iStock / City Presse

Séduisant quelque 30.000 jeunes chaque année, la formation en alternance est devenue une solution plébiscitée par ceux qui souhaitent se former en ayant déjà un pied dans la vie active. En jonglant entre apprentissage théorique en établissement scolaire et pratique en entreprise, l’alternance est l’occasion de poursuivre ses études tout en acquérant une expérience professionnelle concrète et en percevant un salaire.

Deux voies s’offrent aux candidats : le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation. Explications.

Le contrat d’apprentissage

La première solution qui s’inscrit dans le cadre de l’alternance est le contrat d’apprentissage. Celui-ci permet d’obtenir un diplôme d’État, c’est-à-dire un CAP, un BTS, une licence, un master, etc., ou un titre à finalité professionnelle inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Cette convention s’adresse aux jeunes âgés entre 16 et 29 ans, ou plus si vous êtes reconnu comme travailleur handicapé, si vous êtes un sportif de haut niveau ou si votre projet de création d’entreprise nécessite l’obtention d’un diplôme d’État. De même, les jeunes en fin de classe de 3e, s’ils ont 15 ans révolus, peuvent s’inscrire en apprentissage sous statut scolaire, dans un lycée professionnel ou dans un Centre de formation d’apprentis (CFA).

Le contrat de professionnalisation

De son côté, le contrat de professionnalisation a pour but d’acquérir une qualification professionnelle reconnue, que ce soit par le RNCP ou une convention collective nationale par exemple. Son objectif est l’insertion ou le retour à l’emploi des candidats.

Le contrat de professionnalisation s’adresse ainsi d’abord aux 16-25 ans, mais aussi aux demandeurs d’emploi de plus de 26 ans, aux bénéficiaires du RSA, de l’allocation spécifique de solidarité (ASS), de l’allocation adulte handicapé (AAH) ou du contrat unique d’insertion (CUI).

Durée et rémunération

Apprentissage ou professionnalisation, peu importe, les contrats sont le plus souvent conclus dans le cadre d’un CDD, et parfois d'un CDI. Pour le premier, la durée de formation varie de 6 mois à trois ans (quatre ans pour les travailleurs handicapés) et comprend au moins 25 % du temps en entreprise. La rémunération dépend de l’âge de l’apprenti et progresse chaque année du contrat. Elle oscille ainsi entre 27 % et 67 % du smic jusqu’à 20 ans et entre 53 % et 100 % du salaire minimum à partir de 21 ans.

Dans le cadre d’un contrat de professionnalisation, le cursus dure généralement entre 6 mois et un an, avec une partie théorique représentant entre 15 et 25 % de la période totale du contrat, sans pouvoir être inférieure à 150 heures. Quant à la rémunération, elle dépend aussi de la formation initiale et de l’âge de l’alternant. Par exemple, pour un jeune de moins de 21 ans, qui n’a pas son baccalauréat, elle sera d’au moins 55 % du smic. Elle passe au salaire minimum ou à 85 % de la rémunération minimale conventionnelle ordinaire à partir de 26 ans.

Dans l’un ou l’autre cas, des dispositions conventionnelles ou contractuelles peuvent prévoir une rémunération plus favorable pour l’alternant.