Transport aérien : Le trafic poursuit sa reprise en février, malgré Omicron et la guerre en Ukraine

AVIONS Avec la levée des restrictions contre le Covid-19, le trafic a augmenté de 115,9 % sur un an à travers le monde

M.F avec AFP
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Avion (illustration)
Avion (illustration) — Canva

Malgré le début de la guerre en Ukraine et le variant Omicron qui provoque des pics de contaminations partout dans le monde, le trafic aérien de passagers s’est bien porté en février. « Il a fortement rebondi en février 2022 par rapport à janvier 2022 », a indiqué mercredi l’Iata, l’association du transport aérien international. Elle note que le variant Omicron a eu des conséquences « modérées en dehors de l’Asie », mais que le conflit ukrainien « n’a pas eu d’effet majeur sur les niveaux de trafic ».

Avec la levée de nombreuses restrictions liées à la pandémie de Covid-19, le trafic a augmenté de 115,9 % sur un an à travers le monde, mais reste inférieur de 45,5 % aux chiffres de février 2019. Le trafic domestique reste très diminué en Chine, notamment, mais il a globalement augmenté de 60,7 % sur un an. Le trafic international a connu une forte reprise (+ 256,8 % sur un an), même s’il reste inférieur de près de 50 % à février 2019. Seule la région Asie-Pacifique est bloquée à un niveau très bas.

L’épineuse question du coût du carburant

Les prochains mois semblent prometteurs, a souligné le directeur général de l’Iata, Willie Walsh, en conférence de presse. « Les réservations internationales ont légèrement faibli au début du conflit, mais elles se sont reprises après quelques jours et continuent à croître depuis », selon l’Iata.

Cependant, « les compagnies aériennes ne sont pas en mesure d’absorber » les coûts du carburant qui explosent et vont bientôt augmenter le prix des billets, a souligné Willie Walsh. Comment réagiront les passagers ? « Cela reste un mystère », a déclaré Marie Owens Thomsen, chef économiste de l’Iata. « Mais nous avons l’impression que dans le contexte actuel, ils pourraient être moins sensibles aux tarifs, aussi parce qu’ils restent plus bas qu’il y a quelques années ».