Logement : Comment transformer sa vieille cheminée en poêle ou en insert ?

MAISON Si vous appréciez l’allure de votre cheminée, ses performances en termes de chauffage peuvent laisser à désirer. Voici comment la transformer en foyer fermé

Lauren Ricard pour 20 Minutes
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Le poêle et insert sont nettement plus performants qu'une cheminée traditionnelle à foyer ouvert
Le poêle et insert sont nettement plus performants qu'une cheminée traditionnelle à foyer ouvert — iStock/ City Presse

Le spectacle des flammes, le crépitement des bûches et l' odeur fumée du bois… Synonymes de convivialité et de bien-être, les feux de cheminée aident à créer une ambiance cosy dans la maison lors des longs mois d'hiver. Malheureusement, lorsque les cheminées sont trop anciennes, ce mode de chauffage peut s'avérer salissant, très polluant et peu rentable d'un point de vue énergétique. I est responsable de près de 15 % des émissions de particules fines dans certaines régions, au point que plusieurs communes françaises ont décidé de l'interdire.

La solution pour conserver le plaisir d'un feu de bois sans nuire à la planète et en se chauffant efficacement ? Intégrer un poêle ou un insert dans le foyer de votre cheminée. 

Poêle ou insert, quelles différences ?

À l'inverse des cheminées classiques qui disposent d'un foyer ouvert, les poêles et les inserts sont des appareils de chauffage dits à foyer fermé, c'est-à-dire qu'une paroi vitrée ou en fonte vient clore leur face avant. De ce fait, non seulement ils sont plus performants – le taux de chaleur restitué est de 80 à 95 %, là où les foyers ouverts n'atteignent que 15 % de rendement en moyenne–, mais ils réduisent aussi les risques de brûlure et d'incendie.

Quant à distinguer les deux modèles : la principale différence réside dans le fait que le poêle est un appareil en fonte autonome, là où l'insert consiste en un bloc à encastrer. Le choix dépendra alors de vos préférences esthétiques personnelles, ainsi que de la configuration de l'âtre de votre cheminée. Si celui-ci est suffisamment vaste, vous pourrez opter pour un poêle, qui nécessite un minimum d'espace autour de lui afin d'optimiser les échanges thermiques. En revanche, si l'âtre est de taille plus modeste, il correspondra probablement mieux aux dimensions d'un insert.

Quid du conduit ?

Nettement plus performants qu'une cheminée traditionnelle à foyer ouvert, poêle et insert émettent plus de chaleur. Or, les vieux conduits d'évacuation des fumées peuvent ne pas supporter la différence de température ainsi dégagée, qui peut être jusqu'à trois fois plus élevée. Afin d'éviter de déclencher un incendie, votre cheministe devra très probablement remplacer votre conduit ou procéder à un retubage.

Combien ça coûte ?

L'avantage d'équiper votre vieille cheminée d'un poêle ou d'un insert est que ce type de réalisation vous évite de longs et dispendieux travaux de démolition, tout en vous permettant de conserver intact un bel élément décoratif d'époque. Pour ce qui est du prix, comptez entre 3.000 et 5.000 euros tout compris (appareil, pose et tubage) pour l'un ou l'autre de ces dispositifs de chauffage.

Quelles aides ? 

Afin de favoriser la transition énergétique, les pouvoirs publics accordent des aides financières aux particuliers qui souhaitent opter pour des modes de chauffage moins polluants, comme c'est le cas pour les poêles et les inserts. À condition que ce dernier réponde aux normes actuelles (rendement supérieur à 70 %, émissions de CO2 inférieures à 0,3 et indice environnemental inférieur ou égal à 2) et soit mis en place par un artisan reconnu garant de l'environnement (RGE), vous pouvez prétendre à la TVA réduite à 5,5 % et aux certificats d'économie d'énergie (primes énergie).

De même, en fonction de vos revenus, MaPrimeRénov' donne droit à des aides comprises entre 1.000 et 2.500 euros pour un poêle à bois, 1.500 à 3.000 euros pour un poêle à granulés et 800 et 2.500 euros pour un insert. Enfin, vous pouvez bénéficier d'un éco-prêt à taux zéro à hauteur de 15.000 euros. Renseignez-vous sur le portail officiel France-renov.gouv.fr ou au 0 808 800 700 (numéro non surtaxé).