La France officiellement en récession

CRISE Le produit intérieur brut a reculé de 1,2% au premier trimestre...

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La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a appelé samedi les assureurs à "une mobilisation exemplaire", après la tempête qui a balayé le Sud-Ouest de la France, "afin de limiter les conséquences de cet événement climatique pour les personnes concernées".
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a appelé samedi les assureurs à "une mobilisation exemplaire", après la tempête qui a balayé le Sud-Ouest de la France, "afin de limiter les conséquences de cet événement climatique pour les personnes concernées". — Eric Piermont AFP/Archives

Le gouvernement prépare le terrain depuis quelques jours: les chiffres de la croissance au premier trimestre 2009 ne sont pas bons. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 1,2%, affirme l'Insee ce vendredi matin. Un chiffre révélé un peu plus tôt dans l'édition du jour des «Echos».

Avec deux trimestres de croissance négative, la France est donc officiellement en récession. Récession qui aurait en réalité commencé au deuxième trimestre 2008, selon les nouvelles estimations dévoilées ce vendredi par l'Institut national de la Statistique. La France a en effet vu son PIB reculer de 0,4% au deuxième trimestre 2008 puis de 0,2% au troisième trimestre, pour lequel l'Insee donnait jusqu'alors une progression de 0,1%. Le quatrième trimestre, au cours duquel la France a encaissé de plein fouet l'impact de la crise internationale, s'est soldé par un plongeon du PIB de 1,5%.

Au total, la croissance française en 2008 s'établit donc à seulement 0,3%, contre une précédente estimation de 0,7%.

Recul de 3% en 2009

Le Premier ministre François Fillon a reconnu dans une interview publiée dans «Le Figaro» jeudi que le niveau de la récession pourrait atteindre au total 3% en France en 2009. Un chiffre confirmé par l'Insee ce vendredi. Jusqu'à présent, le gouvernement tablait officiellement sur une baisse du PIB de 1,5%.

La récession française est toutefois moins sévère que celle qui devrait toucher les principaux partenaires de la France, comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni. Le recul du PIB de 1,2% au premier trimestre «est énorme dans l’absolu, mais, au regard des standards internationaux, cette baisse est relativement limitée», reconnaît l'économiste Nicolas Bouzou (Asterès). Il note que «le PIB allemand a chuté de 3,8% sur la même période».

















Avec agence