Le directeur de cabinet de Lagarde autorisé à rejoindre France Télécom

NOMINATION Stéphane Richard a la bénédiction de la commission de déontologie...

C. F. (avec agence)

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Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde, discute avec la ministre, suivi du président de la Banque Populaire Philippe Dupont et du président éxécutif de la Caisse d'Epargne Francois Perol, à l'Elysée, le 10 avril 2009.
Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde, discute avec la ministre, suivi du président de la Banque Populaire Philippe Dupont et du président éxécutif de la Caisse d'Epargne Francois Perol, à l'Elysée, le 10 avril 2009. — L. DOLEGA/EPA/SIPA

Lu et approuvé. La commission de déontologie a autorisé le directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Stéphane Richard à rejoindre France Télécom, mais il ne devra pas avoir de contacts professionnels avec ses anciens collègues du ministère, a annoncé Christine Lagarde ce jeudi sur Canal+.

Selon la ministre, Stéphane Richard a été autorisé à rejoindre le groupe France Télécom «selon les modalités qui ont été indiquées par Didier Lombard, le président de France Télécom, et qui résultent d'un accord entre eux».

Stéphane Richard devrait quitter ses fonctions au sein du cabinet pour devenir au cours du second semestre 2009 directeur général délégué de France Télécom, dont l'Etat détient 26,7%.

«La meilleure solution» pour le groupe

Didier Lombard, à l'origine du choix de Stéphane Richard, avait estimé mardi dans la presse que son arrivée prochaine à la tête de France Télécom était la «meilleure solution» pour le groupe, souhaitant qu'il lui succède dans deux ans.

La loi du 2 février 2007 interdit à tout fonctionnaire et membre de cabinet ministériel d'aller travailler pour une entreprise avec laquelle il a exercé des missions de contrôle ou de surveillance au cours des trois années précédant son départ. La nomination de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête du groupe Caisse d'Epargne/Banque Populaire, avait créé la polémique. A tel point qu'une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Paris le 1er avril pour prise illégale d'intérêts à la suite de plaintes de deux associations.