Guerre en Ukraine : Le plan de résilience français sera « très sectorisé » pour les entreprises, prévient Jean Castex

AIDES Plus les entreprises dépendront d’approvisionnements russes, plus les compensations seront élevées, a promis le premier ministre

M.F avec AFP
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Jean Castex
Jean Castex — Alfonso Jimenez/Shutterstock/SIPA

Il va y avoir des aides, mais pas les mêmes pour tous. Jean Castex a donné quelques détails ce jeudi sur le « plan de résilience », qui sortira « la semaine prochaine » pour faire face aux conséquences économiques et sociales de la guerre en Ukraine. Le Premier ministre a assuré qu’il n’y aurait pas de mesures générales pour toutes les entreprises, mais plutôt « sectorisée ».

« On va avoir des secteurs impactés qu’il va falloir aider fortement », a-t-il justifié en marge d’une visite à Saint-Quentin (Aisne), dans l’entreprise Lamory & Wald spécialisée dans l’usinage de précision. Ainsi « toutes les entreprises qui ont des contrats avec la Russie, dont les approvisionnements dépendent de matières premières fabriquées ou issues de la Russie, aluminium, titane… plus elles seront exposées, plus les compensations seront élevées », a promis le Premier ministre.

« Des mesures complémentaires sur l’essence »

Comme déjà annoncé par Emmanuel Macron, Jean Castex a confirmé que des « mesures complémentaires » allaient être prises face à l’envolée des prix du carburant, qui grève le budget des consommateurs. Sur ce point, le gouvernement était à la recherche de la bonne solution, après avoir déjà attribué ces derniers mois une indemnité inflation de 100 euros pour 38 millions de personnes, et relevé le barème des indemnités kilométriques.

Au total, Jean Castex a rappelé que l’État avait engagé « 20 milliards » d’euros pour essayer d’endiguer les effets de l’inflation, principalement tirée par l’augmentation continue des prix de l’énergie. Le plan de résilience devrait être peaufiné en tenant compte de l’issue du sommet européen informel, qui se tient jeudi et vendredi à Versailles et au cours duquel une réponse communautaire est également attendue.