Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron propose un allongement progressif de l’âge de départ à la retraite à 65 ans

CAMPAGNE Le report de l’âge légal de départ se fera « sur une dizaine d’années, c’est-à-dire quatre mois de plus par année », pour aboutir à 65 ans « en 2032 »

20 Minutes avec AFP
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En 2017, Emmanuel Macron a annoncé que la réforme des retraites ne serait pas abandonnée.
En 2017, Emmanuel Macron a annoncé que la réforme des retraites ne serait pas abandonnée. — Christian Hartmann/AP/SIPA

Emmanuel Macron, candidat à sa succession, propose un allongement progressif de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, « un minimum de retraite à 1.100 euros » pour les carrières complètes et la « suppression des principaux régimes spéciaux », a annoncé jeudi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

« Dans le programme d’Emmanuel Macron il y aura la proposition d’allonger l’âge de départ à la retraite et de le passer progressivement à 65 ans », a déclaré Gabriel Attal sur RTL, confirmant une information des Echos. Ce sera donc « une réforme de responsabilité », a-t-il défendu.

Une retraite minimum à 1.100 euros

Le report de l’âge légal de départ se fera « sur une dizaine d’années, c’est-à-dire quatre mois de plus par année », pour aboutir à 65 ans « en 2032 », a précisé sur France Info Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale qui devait présenter le projet de réforme jeudi à la CFDT pour le compte d’Emmanuel Macron. Ce sera aussi une réforme « de justice », avec une retraite minimum à 1.100 euros « pour ceux qui ont une carrière complète », et la suppression de régimes spéciaux, « par exemple de la RATP ou d’EDF, comme on l’a fait pour la SNCF pour les nouveaux entrants », a ajouté Gabriel Attal, promettant « une discussion avec les syndicats ».

A un mois jour pour jour du premier tour de la présidentielle, le porte-parole du gouvernement a parlé d'« un choix de société », avec la nécessité de « financer une protection pour les Français et investir pour (eux) », sans augmenter les impôts, et donc en « travaillant plus ».

Et alors que le système universel par points d’une précédente réforme prônée par Emmanuel Macron pendant le quinquennat écoulé n’a pu voir le jour, Richard Ferrand a estimé qu’il ne faut « pas abandonner l’idée ». « Simplement il ne faudra le faire que pour les nouveaux entrants sur le marché du travail », a-t-il expliqué, car « ça resterait le système le plus juste ».