Emploi : Le taux de chômage descend à 7,4 % au 4e trimestre, « au plus bas depuis près de 15 ans » selon Elisabeth Borne

CA BOSSE Le chômage des jeunes a reculé de près de quatre points, pour s’établir à 15,9 %, proche du niveau « de la fin des années 80 et 90 » selon l’Insee

20 Minutes avec AFP
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Les agences Pôle Emploi sont un peu moins remplies.
Les agences Pôle Emploi sont un peu moins remplies. — ROMAIN DOUCELIN/SIPA

Une « excellente nouvelle » et un chiffre « au plus bas depuis près de 15 ans ». Elisabeth Borne s’est félicitée ce vendredi de la forte baisse du taux de  chômage, tombé à 7,4 % au quatrième trimestre 2021. « Personne n’imaginait qu’on puisse avoir de tels résultats en sortant d’une des crises économiques les plus graves qu’on ait connues au cours des dernières décennies », a déclaré la ministre de  Travail sur France Inter, pointant également un taux de chômage des jeunes au plus bas « depuis près de 40 ans ».

Les chiffres publiés vendredi par l’Insee notent une baisse du taux de chômage de 0,6 point par rapport au trimestre précédent, à 7,4 % de la population active en France (hors Mayotte). L’Institut souligne que le taux « est inférieur de 0,8 point à son niveau d’avant-crise (fin 2019) et à son plus bas niveau depuis 2008, si l’on excepte la baisse ponctuelle en "trompe-l’œil" du printemps 2020, liée à la crise sanitaire » lorsque beaucoup de gens s’étaient arrêtés de chercher du travail.

Un effort du gouvernement contre le chômage des jeunes

Sur le trimestre, le taux de chômage des jeunes diminue fortement (-3,6 points) et atteint 15,9 %, rejoignant ainsi « les plus bas niveaux des cycles précédents à la fin des années 80 et 90 », ajoute l’Insee.

Elisabeth Borne a rappelé que le gouvernement avait lancé dès l’été 2020 le plan « un jeune, une solution »​ ayant en tête que pendant la crise de 2008-2009, le taux de chômage des jeunes avait « explosé », augmentant de « 30 % ». « Là, on est à près de cinq points plus bas qu’avant la crise », a-t-elle insisté. Alors que la Cour des comptes a estimé cette semaine dans son rapport annuel que le succès du plan « un jeune, une solution » était à « relativiser », elle a estimé que « les chiffres parlent d’eux-mêmes ».