«Entre 60.000 et 70.000 demandeurs d'emplois supplémentaires» en mars selon Christine Lagarde

CHOMAGE La ministre de l'Economie a vendu la mèche alors que les chiffres doivent être rendus public ce lundi en fin de journée...

MD (Avec agence)

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Dimanche sur Europe 1, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, n'a pas mâché ses mots et exigé avec virulence que les dirigeants "renoncent à l'attribution" de ces stock-options et ne se contentent pas de renoncer à les convertir en actions, comme ils l'avaient fait dans un premier temps.
Dimanche sur Europe 1, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, n'a pas mâché ses mots et exigé avec virulence que les dirigeants "renoncent à l'attribution" de ces stock-options et ne se contentent pas de renoncer à les convertir en actions, comme ils l'avaient fait dans un premier temps. — Pierre Verdy AFP

Les chiffres du chômage ne vont pas s'améliorer. C'est ce qu'à déclaré ce lundi la ministre de l'Economie Christine Lagarde dans les colonnes du «Figaro». Elle a indiqué «qu'en mars, il y a eu entre 60.000 et 70.000 demandeurs d'emplois supplémentaires».

«Pas catastrophique», mais «pas bon non plus»

Le nombre précis de chômeurs inscrits en mars à Pôle Emploi doit être publié à 18h. En février, on avait compté 79.900 demandeurs d'emploi de plus en catégorie A, portant à 2,38 millions le nombre de personnes à la recherche d'un contrat et n'ayant pas travaillé dans le mois.
 
«Les experts évaluent à quatre trimestres le décalage entre la reprise d'une économie et la reprise de l'emploi», indique-t-elle, précisant une analyse qu'elle tenait la veille sur Europe 1. Elle avait déclaré que le chiffre de mars n'était «pas catastrophique», mais «pas bon non plus». «Il faut s'attendre à des chiffres qui seront mauvais pendant un certain temps» car «même à partir du moment où l'économie va repartir, on aura la suite des conséquences en termes d'emploi» de la crise, avait-elle ajouté.

De son côté, François Fillon a affirmé lundi que les chiffres du chômage seront «difficiles pendant toute l'année 2009», lors d'un déplacement à Mulhouse pour faire un bilan d'étape du plan de relance de l'économie.

«Un signe de décrue» selon Devedjian

«C'est donc avec une mobilisation de l'ensemble des moyens de l'Etat et des collectivités locales que nous pourrons faire face à ces difficultés», a-t-il ajouté.

Le ministre chargé du plan de relance de l'économie, Patrick Devedjian, qui accompagnait le chef du gouvernement, a tout de même perçu «un signe de décrue» par rapport aux précédents mois. «C'est moins que le mois dernier, c'est beaucoup trop mais déjà c'est un signe de décrue», a-t-il expliqué.