Continental n'a pas pris de décision «définitive» pour Clairoix

SOCIAL Son patron a toutefois affirmé qu'il ne voyait «aucune alternative»...

Angeline benoît et Maud Descamps, envoyées spéciales à Hanovre (avec agence)
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Le président du Conseil d'administration (à gauche), Rolf Koerfer, et le PDG de Continental, Karl-Thomas Neumann, lors d'une réunion des actionnaires du groupe à Hanovre, en Allemagne, le 23 avril 2009.
Le président du Conseil d'administration (à gauche), Rolf Koerfer, et le PDG de Continental, Karl-Thomas Neumann, lors d'une réunion des actionnaires du groupe à Hanovre, en Allemagne, le 23 avril 2009. — JOCHEN LUEBKE/EPA/SIPA

La mobilisation des «Conti» aura peut-être un peu payé. Le patron de Continental, Karl-Thomas Neumann, a déclaré au cours de l'assemblée générale des actionnaires de l'équipementier allemand à Hanovre (nord de l'Allemagne) qu'aucune «décision définitive» n'avait été prise quant à la fermeture de l'usine française de Clairoix. Avant d'ajouter qu'il ne voyait «aucune alternative».

«Toutes les manifestations ne changeront rien au fait qu'il y a des surcapacités en Europe» pour la production de pneus, a répété Karl-Thomas Neumann.

A l'extérieur, environ 3.000 salariés français et allemands ont manifesté pour s'opposer à la fermeture du site de Clairoix (nord) et celle de l'usine de Stöcken (nord de l'Allemagne). Une délégation de syndicats a finalement été autorisée à entrer dans le Palais des Congrès, où avait lieu l'assemblée générale, et a remis une déclaration aux actionnaires. Au total, 1.900 emplois sont menacés. (>> pour lire les reportages de nos envoyées spéciales, cliquez ici et )