États-Unis : Hausse des prix de 7 % en 2021, la plus forte inflation depuis 1982

POUVOIR D'ACHAT Les prix de l'énergie et de l'alimentation ont bondi en 2021

20 Minutes avec AFP
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Une pompe à essence à New York (illustration).
Une pompe à essence à New York (illustration). — AFP

Une mauvaise nouvelle de plus pour Joe Biden. L’inflation a connu sa plus forte hausse depuis juin 1982. En effet, les prix à la consommation aux  Etats-Unis ont grimpé de 7 % sur l’année 2021, alors que l’inflation est une préoccupation majeure du président  Joe Biden qui s’est engagé à lutter contre le phénomène.

Les seuls prix de l’énergie ont bondi de 29,3 %, et ceux de l’alimentation de 6,3 %, selon l’indice des prix à la consommation (CPI) publié mercredi par le département du Travail. En excluant les secteurs volatils de l’énergie et de l’alimentaire, l’inflation dite sous-jacente atteint 5,5 %, son rythme le plus élevé depuis février 1991.

La hausse des prix, l’ennemi public numéro 1

L’inflation, que beaucoup d’économistes, y compris ceux de la Maison-Blanche et de la Banque centrale américaine (Fed) pensaient transitoire, est désormais devenue l’ennemi public numéro un. Le président Biden a promis d’enrayer cette spirale. La Fed cible une inflation annuelle de 2 %.

Sur le seul mois de décembre cependant, les prix ont augmenté moins vite qu’en novembre, à 0,5 % contre 0,8 %. Mais l’inflation sous-jacente s’accélère sur un mois, à 0,6 % contre 0,5 % en novembre.

L’indice mesurant les prix de l’énergie « a reculé en décembre », de 0,4 %, « mettant fin à une longue série de hausses », relève le département du Travail dans son communiqué.

Augmentation des prix des logements et des voitures d’occasion

Au cours du dernier mois de l’année, ce sont les prix des logements et des voitures d’occasion qui ont le plus progressé. Ceux des produits alimentaires ont « également contribué (à la hausse), bien (qu’ils aient) moins augmenté qu’au cours des derniers mois », souligne le département du Travail.

Le variant Omicron pourrait contribuer à faire encore grimper les prix, puisque le nombre important de contaminations contraint les salariés à se mettre en quarantaine, ralentissant de fait la production et la livraison, notamment.

Le président de la Fed, Jerome Powell, qui était entendu mardi par des sénateurs, a promis d’agir « en conséquence » si cette inflation record persistait au second semestre de cette année. En d’autres termes : la Fed est prête à relever ses taux plus qu’attendu.

Il a décrit une économie en voie de guérison avec un marché de l’emploi qui « se remet incroyablement rapidement » de la crise dans laquelle la pandémie de Covid-19 l’avait plongé au printemps 2020.

Les travailleurs trouvent des emplois facilement au point que chaque mois, des millions de personnes démissionnent pour saisir une meilleure opportunité professionnelle et un meilleur salaire.

En décembre, le chômage est en effet tombé à 3,9%, revenant près de son niveau d’avant la pandémie (3,5 %). Les hausses de salaire qu’offrent de nombreux employeurs pour attirer les candidats et retenir leurs salariés alimentent l’inflation.