Nord : Chômage partiel pour 40 % des 400 salariés du fabricant de matériel ferroviaire Valdunes

ENERGIE En raison de l'augmenation du prix de l'énergie et par manque de commandes, l'équipementier ferroviaire Valdunes à mis près de la moitié de son personnel en activité partielle

20 Minutes avec AFP
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Le site Valdunes, à Leffrinckoucke.
Le site Valdunes, à Leffrinckoucke. — Google maps

Le dernier fabricant français de roues et essieux de trains, Valdunes, dans le Nord, va placer en  activité partielle 40 % de ses salariés en janvier et février. Les raisons avancées sont le  coût de l’énergie et le manque de commandes, a-t-on appris lundi auprès des syndicats et de la direction.

Le directeur de cette entreprise de 400 salariés, Daniel Capelle, a confirmé à l’AFP une décision pour « limiter la consommation énergétique », en raison « des coûts du gaz et de l’électricité, qui sont prohibitifs sur notre site de Dunkerque et viennent pénaliser notre rentabilité ». Il chiffre ce surcoût à 200.000 euros de plus par mois qu’il y a un an.

« On va travailler une semaine sur deux »

L’équipementier forge des lingots d’acier sur son site de Leffrinckoucke, près de Dunkerque. Traitement thermique et usinage sont ensuite réalisés à Trith-Saint-Léger, près de Valenciennes. L’activité partielle doit concerner 40 % des salariés sur ces postes. Jusqu’à fin février, « on va travailler une semaine sur deux », a résumé Giovanni Doville, élu CGT au CSE, à l’issue d’une conférence de presse du syndicat.

Selon le directeur, cette flambée des prix de l’énergie tombe « au mauvais moment » pour Valdunes, déficitaire depuis plusieurs années et qui doit présenter à ses salariés, le 31 janvier, un plan de réduction des coûts pour « revenir à la rentabilité l’année prochaine ».

Elle paie le ralentissement lié à la crise sanitaire

Ces difficultés s’ajoutent à un carnet de commandes amaigri. Selon les syndicats, l’entreprise doit produire 68.000 roues par an pour commencer à générer des bénéfices, contre 24.000 espérés pour 2022. Daniel Capelle confirme une production « faible au niveau des roues, encore plus faible au niveau des axes », liée selon lui au ralentissement du secteur ferroviaire avec la crise sanitaire. Les principaux clients de Valdunes sont à l’étranger.

Autrefois client majeur, la SNCF se fournit désormais « chez CAF en Espagne, Lucchini en Italie, et en République tchèque », déplore Ludovic Bouvier, secrétaire régional de la CGT Métallurgie. Après deux ans sans commandes, la SNCF doit acheter 7.000 roues à Valdunes en 2022 et 2023.