En plein essor, l'application de paiement mobile Lydia étend son réseau

APPLI Spécialisée dans la paiement mobile, l’entreprise Lydia se développe et s’implante à Nantes, après Lyon et Bordeaux. Son directeur espère compter 1.000 salariés d’ici trois ans

Pierre-Alexandre Aubry
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L'application Lydia connait un nouveau développement avec le trading.
L'application Lydia connait un nouveau développement avec le trading. — Lydia
  • En quelques années, Lydia est devenue l’application de paiement mobile par excellence.
  • Ce fleuron de la French Tech a décidé d’installer des bureaux dans plusieurs métropoles françaises, et espère compter 1.000 salariés d’ici fin 2025.
  • Un développement qui s’explique par les nouvelles fonctionnalités de l’application, dont le trading, qui permet d’investir sur les marchés boursiers à partir de 1 euro.

« Je te fais un Lydia ? » L’expression est devenue quasi-courante. Notamment depuis la crise sanitaire et l’explosion des paiements mobiles, ainsi que pour tous les virements instantanés. Créée en 2013, l’application de paiement en ligne Lydia séduit aujourd’hui plus de 5,5 millions d’utilisateurs.

Un énorme bond en avant pour cette entreprise française, qui compte poursuivre son développement pour passer de 160 à 1.000 collaborateurs d’ici fin 2025. Pour cela, ce fleuron de la French Tech a installé une partie de ses bureaux à Nantes il y a quelques jours, après Bordeaux (en 2019) et Lyon (en 2021), histoire de s’étendre en dehors de la capitale parisienne. Cyril Chiche, directeur général de la start-up, n’entend pas s’arrêter là. « On commence tout juste notre recrutement. Le but, c’est qu’on arrive rapidement à 70 puis 100 personnes, à Nantes », explique-t-il.

Une nouvelle stratégie qu’il détaille : « Cela permet d’attirer plus de talents locaux, qu’on n’aurait pas intéressés s’ils ne voulaient pas faire de télétravail. Et cela permet aussi d’attirer des gens qui ont envie d’aller travailler à Nantes par exemple. C’est un gros projet. On est allé rencontrer l’écosystème local avant d’y venir ». Lydia sélectionne ses villes en fonction d’une quinzaine de critères. Le dynamisme autour du numérique, la présence des grandes écoles et le bassin d’emploi en font partie. Ces antennes provinciales regroupent différents métiers : développement, marketing, service client… D’ici 2025, la taille de l’entreprise sera multipliée par six.

Le trading accessible à tous

Preuve de ce boom de Lydia : l’entreprise est devenue la 22e licorne de la French Tech, en décembre dernier, en dépassant le milliard de dollars de valorisation. D’autant que l’application continue aussi de se développer, en se tournant vers le trading. Une nouvelle fonctionnalité qui permet aux utilisateurs de l’appli d’investir dans des cryptomonnaies, des entreprises (américaines et européennes dont l’ensemble du CAC40), des métaux précieux, ou des paniers d’actions.

Cyril Chiche CEO Lydia
Cyril Chiche CEO Lydia - Lydia

Surtout, ils pourront investir dès 1 euro. Un moyen de rendre le trading accessible à tous. « C’est une obsession pour nous. Il y a une grande différence entre posséder de l’argent et pouvoir en disposer. Nous sommes toujours les seuls à faire des prêts pour lesquels la mise à disposition de l’argent est instantanée. Cela change tout ! », vante Cyril Chiche. « Se dire qu’on peut investir de l’argent dans un grand groupe français de l’énergie, par exemple, avec l’argent d’une bière qu’on nous a remboursé… C’est l’esprit de Lydia », complète Antoine Porte, co-fondateur de l’appli. Lydia n’a pas fini de faire parler d’elle. Investir sur les marchés financiers devient tout aussi simple que de « faire un Lydia ».