Bercy médiateur de Caterpillar

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Un protocole de fin de conflit pourrait être soumis par référendum sous 48 heures aux salariés de Caterpillar, qui ont levé le blocus de l'usine grenobloise, samedi. Selon un représentant de la CGT - reçu hier au ministère de l'Economie avec une délégation intersyndicale et des représentants de la direction du constructeur américain d'engins de chantier -, le texte devait être finalisé dans la nuit. Une réunion d'information est prévue à Echirolles ce matin. Les discussions, qui avaient commencé en début d'après-midi, visent à renouer les négociations autour de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qui prévoit, en l'état, des centaines de suppressions d'emplois.

« Pour reprendre les négociations, nous posons deux préalables : il faut que la direction lève toutes les sanctions contre les grévistes et qu'elle renonce à demander des aménagements du temps de travail dans le cadre du PSE », a expliqué, Nicolas Benoît (CGT), avant le début de la rencontre. Sur la promesse de ce rendez-vous au ministère, les salariés de Caterpillar qui occupaient depuis plusieurs jours le site d'Echirolles, près de Grenoble, ont évacué les lieux samedi, alors que la direction a annoncé la reprise du travail aujourd'hui pour les 2 000 salariés qui étaient au chômage partiel.

Les employés des deux sites de Caterpillar dans l'Isère, à Grenoble et Echirolles, ont obtenu la semaine dernière une baisse du nombre de suppressions d'emplois de 733 à 600, ainsi que l'augmentation de l'enveloppe globale du plan, de 48,5 millions d'euros à 50 millions d'euros. En contrepartie, la direction exige, notamment, un aménagement du temps de travail et une convention de chômage partiel garanti sur quatre ans. Mais les salariés souhaitent diminuer encore le nombre de suppressions de postes et demandent de meilleures conditions de départ. W