Aveyron : Les salariés de SAM, sous traitant de Renault, occupent l’usine pendant les fêtes

MOUVEMENT SOCIAL Ils occupent l’usine sous traitante de Renault depuis 37 jours et entendent poursuivre leur mouvement une « réparation du préjudice subi »

20 Minutes avec AFP
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Des salariés de la SAM, en Aveyron, brulant leur carte d'électeur.
Des salariés de la SAM, en Aveyron, brulant leur carte d'électeur. — Valentine CHAPUIS / AFP

Les salariés de la Sam, licenciés après la liquidation de ce sous-traitant de Renault dans l'  Aveyron, ont passé Noël à l'  usine et comptent poursuivre en janvier l’occupation qui dure depuis 37 jours, ont averti mercredi les délégués du personnel. Ils réclament une « réparation du préjudice subi » par les plus de 300 salariés de l’entreprise.

230 personnes y participent activement

« Ça fait 37 jours qu’on occupe l’usine et les salariés ont voté à l’unanimité de continuer à l’occuper pendant tout le mois de janvier », voire au-delà « si nécessaire », a précisé de son côté Ghislaine Gistau, déléguée CGT de la Sam. « On a fêté Noël sur place et on va fêter le réveillon du premier de l’an sur place aussi », a-t-elle affirmé. Pour Sébastien Lallier, quelque 230 personnes participent activement « nuit et jour » à l’occupation de l’entreprise dont le nombre de salariés est un peu inférieur à 350.

Reprise en 2017 par le groupe chinois Jinjiang, la Sam, installée sur les hauteurs de Decazeville, avait été placée en redressement judiciaire en décembre 2019, avant que le tribunal de commerce ne prononce la cessation d'activité le 26 novembre dernier. Bercy a nommé le 13 décembre dernier un chargé de mission pour accompagner les salariés de la Sam, estimant que Renault devait s’engager sur « un accompagnement financier de chaque salarié ». « La responsabilité de Renault est clairement engagée », tandis que « l’État est sur un exercice de com'. Rien n’a bougé », a regretté Ghislaine Gistau.