Airbus : Le gouvernement commande 169 hélicoptères pour l'armée pour 10 milliards d'euros

CONTRAT Ces appareils « seront répartis entre l’armée de Terre (80), la Marine nationale (49) et l’armée de l’Air et de l’Espace (40) »

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'un hélicoptère d'Airbus Helicopters à Marignane, près de Marseille
Illustration d'un hélicoptère d'Airbus Helicopters à Marignane, près de Marseille — Bertrand Langlois / AFP

Une commande de 169 hélicoptères H160M « Guépard », destinés aux forces armées, a été passée par le gouvernement français à  Airbus, ce mercredi, un contrat de matériel et de services de 10 milliards d’euros au total.

Ces appareils « seront répartis entre l’armée de Terre (80), la Marine nationale (49) et l’armée de l’Air et de l’Espace (40) » pour des livraisons débutant en 2027, a précisé le ministère des Armées dans un communiqué. Ils remplaceront des hélicoptères Gazelle, Alouette III, Dauphin, Panther et Fennec, dont certains sont en service depuis plus de quarante ans.

Une commande avancée d’un an

Onze appareils supplémentaires ont également été commandés, dont dix H160 pour la Gendarmerie nationale, une commande « décidée dans le cadre du plan de soutien à l’industrie aéronautique, pour un montant de plus de 200 millions d’euros ». Ce contrat avait déjà été évoqué par le gouvernement.

Le 11e est destiné à la Direction générale de l’Armement « pour assurer les essais en vol de mise au point, de qualification des équipements et des futurs systèmes d’armes », selon le ministère. Attendue de longue date et prévue par la Loi de programmation militaire 2019-2025, la commande de 169 appareils pour les forces armées devait initialement être passée en 2022, mais la ministre des Armées, Florence Parly, avait annoncé en 2019 avoir décidé de l’avancer d’un an.

Pérenniser les « savoir-faire »

Le choix du H160M, développé à partir du H160, récent appareil civil d’Airbus Helicopters, comme base technique de la plateforme unique du programme « Hélicoptère interarmées léger » (HIL), était déjà connu depuis 2017.

« En assurant le remplacement progressif de cinq types d’appareils différents, dont certains sont en service depuis plus de quarante ans, le Guépard fournira à nos armées les moyens de mener de manière plus efficace leurs missions pour les 40 prochaines années. Ce programme pérennise les savoir-faire et les emplois d’Airbus Helicopters, leader européen des hélicoptères civils et militaires », a affirmé Florence Parly, citée dans le communiqué mercredi.

Un contrat qui bénéficiera aussi à des PME

Cette commande de 169 Guépard, « dont les 30 premiers en tranche ferme, s’inscrit dans un marché global de dix milliards d’euros » qui comprend, outre le développement et la livraison des appareils, « la fourniture du système de soutien et de formation » et « le maintien en condition opérationnelle pendant dix ans », selon le ministère.

En outre, « la production du Guépard irriguera toute la filière aéronautique française et contribuera à maintenir durablement plus de 2.000 emplois en France », s’est félicité le ministère des Armées, en soulignant que ce contrat sécurisait « l’activité industrielle du site Airbus Helicopters de Marignane pour les 15 prochaines années ». De même source, ce contrat bénéficiera aussi à des « PME sur l’ensemble du territoire avec 80 % des fournisseurs des pièces du H160 installés en France, principalement dans le sud ».