L'Unedic met la main à la poche pour le chômage partiel

EMPLOI L'allocation versée aux salariés sera portée à 75% du salaire brut...

Avec agence

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L'assurance chômage a décidé mercredi de participer à l'amélioration de l'indemnisation du chômage partiel promise par Nicolas Sarkozy, lors du sommet social en février, en débloquant 150 millions d'euros maximum en 2009, moins que les 200 à 300 millions attendus.

Objectif: «Eviter au maximum des licenciements économiques.» Les salariés concernés pourront percevoir 75% de leur salaire brut, soit environ 90% du net. Actuellement, un salarié au chômage partiel reçoit 60% de son salaire brut, environ la moitié financée par l'Etat via une allocation versée à l'employeur.

Contreparties

En contrepartie du nouveau dispositif, les entreprises devront maintenir dans l'emploi les salariés concernés pendant le double de la durée de la convention d'activité partielle. Il s’agit par exemple de ne pas licencier pendant six mois si la convention dure trois mois. Sinon, elles devront rembourser les sommes allouées. Les entreprises devront aussi proposer à ces salariés un entretien de professionnalisation.

Pour porter de 60% à 75% du salaire brut l'indemnisation des salariés, l'Etat versera aux entreprises une allocation complémentaire de 1,9 euro par heure pour les 50 premières heures, puis l'Unedic financera 3,9 euros après la 50e heure.

«Très vite dépensés»

Le nombre d'heures de chômage partiel autorisées par salarié reste à 800 par an, voire 1.000 dans des secteurs comme l'automobile.

Certains syndicats ont émis des réserves sur le dispositif. La CGT a estimé que «les 150 millions d'euros en 2009 vont être très vite dépensés avant de bénéficier aux entreprises en ayant le plus besoin». Et la CFTC a jugé le dispositif peu attractif pour les entreprises au risque que «la hausse généralisée de l'indemnisation du chômage partiel se limite à un effet d'annonce et que les salariés se retrouvent les dindons de la farce».