Sans titre 320147

— 

Le gouvernement pris au filet des pêcheurs. Alors que la justice venait de leur ordonner de libérer les ports de Calais, Dunkerque et Boulogne-sur-Mer - bloqués depuis mardi -, ils ont maintenu hier soir leurs barrages. « On ne lève rien du tout. On reste en place », a déclaré le président du comité local des pêches de Boulogne-sur-Mer, Marc Perrot (CFTC) malgré la décision du tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) de leur imposer 1 000 à 5 000 euros d'astreinte par navire et par heure s'ils ne mettaient pas fin à leur action. « On va négocier des quotas supplémentaires [de cabillaud et de sole] », a ajouté le syndicaliste avant le début d'une réunion avec le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier. Dans l'après-midi, des marins ont participé à une opération escargot sur l'autoroute A 16, entre Boulogne-sur-Mer et Calais. Michel Barnier s'est, de son côté, dit prêt au « dialogue » sur des mesures « d'accompagnement économique » des entreprises de pêche en difficulté, rappelant toutefois qu'il n'était pas possible de renégocier les quotas. « On ne veut pas de l'argent public, on veut travailler. Le blocus est maintenu, on verra ce qu'il en sera après la réunion », a déclaré Jacques Pinto, représentant de la CFDT à Boulogne-sur-Mer. « On va revendiquer notre droit au travail et nous, notre travail, c'est de pêcher les poissons et de les vendre. » ■