La conséquente rémunération 2008 de Jean-François Cirelli, vice-président de GDF Suez

Avec agence

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Pour la CRE, la hausse de 5,5% en moyenne "reflète l'évolution des coûts des matières de Gaz de France entre le 1er janvier et le 1er avril 2008".
Pour la CRE, la hausse de 5,5% en moyenne "reflète l'évolution des coûts des matières de Gaz de France entre le 1er janvier et le 1er avril 2008". — Patrick Kovarik AFP/Archives

Cette augmentation a été décidée le 29 août 2008 par le conseil d’administration pour tenir «compte de l’accroissement de la taille du nouveau groupe GDF Suez», né de la fusion de Gaz de France et Suez en juillet 2008, explique le document de référence du groupe d'énergie publié mercredi sur son site et dévoilé par le journaliste de «Libération» Nicolas Cori sur son blog.

Sur proposition du Comité des rémunérations, le conseil d'administration a ainsi «décidé de réaligner les rémunérations des membres de la direction générale provenant de Gaz de France (dont celle de Jean-François Cirelli) par rapport à celles pratiquées par Suez», est-il ajouté.

Hausse de 183%

Ancien président de Gaz de France, M. Cirelli avait perçu une rémunération totale de 458.239 euros en 2007. Elle a donc été portée à 1,297 million d'euros en 2008, soit une hausse de 183%. Sa rémunération variable a plus que quintuplé à 735.413 euros.

«GDF Suez étant devenue un leader du CAC 40, le conseil d’administration a pris en considération le changement des responsabilités au sein de la société à la suite de la fusion et a décidé d’accorder une plus grande importance aux objectifs variables», précise encore le document de référence.

Quand Mestrallet et Cirelli renoncent à leurs stock options

La PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a lui perçu une rémunération totale de 3,2 millions d'euros. Mais la hausse est ‘‘seulement’’ de 15% sur un an.

Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli avaient annoncé fin mars qu'ils renonçaient aux stock-options qui leur avaient été accordées au titre de l'année 2008, à la suite d'un mouvement de protestation parmi les syndicats. «Dans un souci de responsabilité», avaient-ils confié, alors que le conseil d'administration du groupe gazier a accordé le 12 novembre 2008, 830.000 stock-options à Mestrallet, et 300.000 à Cirelli.

«GDF Suez n'est pas une entreprise qui fait appel aux aides de l'Etat: on est plutôt un contributeur net», avait alors fait remarquer un porte-parole du groupe. Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée avait lui estimé qu'un «peu plus de retenue conviendrait» sur cette question.

Le groupe énergétique a enregistré en 2008 un bénéfice net de 6,5 milliards d'euros, en hausse de 13%. L'Etat français est son premier actionnaire, à hauteur de 35,7%.