Nicolas Sarkozy au secours des patrons attaqués

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« Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer les gens ? On est dans un Etat de droit, je ne laisserai pas faire les choses comme ça », a déclaré hier le chef de l'Etat. « On peut comprendre la colère des gens, mais la colère des gens, elle sera apaisée par des réponses et par des résultats », a ajouté Nicolas Sarkozy. Cette ferme condamnation est intervenue après plusieurs actions de ce type, survenues récemment dans une usine Sony des Landes, à la société 3M de Pithiviers (Loiret) et l'usine Caterpillar de Grenoble.

Elle suit également une polémique sur des propos de la socialiste Ségolène Royal, accusée par la majorité de justifier, voire d'encourager ces pratiques. Dans une interview au Journal du Dimanche ce week-end, la rivale de Sarkozy aux dernières présidentielles a affirmé que ce type d'actions permettait parfois à des salariés « fragilisés, piétinés et méprisés » de se faire entendre. Selon un sondage CSA publié hier dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, 50 % des Français jugent que cette méthode d'action n'est « pas acceptable » contre 45 % qui la jugent « acceptable ». Dans un autre sondage, réalisé par l'Ifop pour Paris Match, 63 % des personnes interrogées disent « comprendre mais ne pas approuver », 30 % approuvent et 7 % condamnent. ■