Montpellier : Une agence de développement économique, quand et pour quoi faire ?

ECONOMIE Les élus de la métropole ont acté la création d’une agence de développement qui doit tisser des liens avec les territoires voisins afin de développer innovation et emploi

Jérôme Diesnis
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Alex Larue, avocat et ancien candidat LR aux municipales de Montpellier, pilotera la future agence de développement économique.
Alex Larue, avocat et ancien candidat LR aux municipales de Montpellier, pilotera la future agence de développement économique. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Un an après son annonce, l’agence de développement économique devait voir le jour en 2022.
  • Son but est de favoriser « l’innovation » et de « créer des emplois non délocalisables ».
  • La feuille de route est jugée « bien trop vague » pour l’opposante Alenka Doulain (DVG) qui fustige un an d’inaction.

C’était une promesse de campagne de Michaël Delafosse (PS) lors des municipales à Montpellier. Annoncée il y a un an, l’agence de développement économique de la métropole, pilotée par Alex Larue, candidat LR lors des dernières élections municipales, devrait voir le jour en 2022.  « Un outil structurant et innovant pour répondre aux enjeux que sont l’emploi, la transition sociale et écologique », évoque le maire.

Pour y parvenir, elle doit « se positionner comme un pôle urbain de l’entreprenariat et l’innovation », envisage Hind Emad, vice-présidente à l’économie, « à l’échelle du grand bassin de vie » (de Sète à Alès), pour « identifier des défis communs ». De Sète à Alès, Montpellier souhaite élargir son périmètre afin de réfléchir de façon territoriale.

« Cultiver l’esprit d’entreprendre sur le bassin de vie »

« Nos territoires sont complémentaires, nous avons la volonté d’engager un nouveau dialogue entre acteurs économiques avec les collectivités voisines et la région Occitanie », reprend l’élue, par ailleurs dirigeante de la start-up Faciligo.

Favoriser « l’innovation » et « créer des emplois non délocalisables », sont le but de cette agence. « L’Agence, en lien avec les territoires, cultivera activement l’esprit d’entreprendre sur le bassin de vie et détectera les meilleures idées, projets et talents où qu’ils soient ».

La feuille de route est jugée « bien trop vague » pour l’opposante Alenka Doulain (DVG). « Vous avez pris un an pour faire un point d’étape. » Ce projet, aux yeux de l’élue Nous sommes, est symptomatique « du manque d’anticipation » de la majorité. « On ne sait rien des filières d’avenir que nous allons développer. A Nous sommes, nous proposons un développement autour du solaire, de la rénovation thermique et de la filière vélo ».

« L’agence ne doit pas être une lubie pour se donner bonne conscience »

Structure, financement, mode de gouvernance, signature des partenariats… De nombreux points restent encore à éclaircir avant la création effective de cette agence de développement économique. S’il se félicite de sa création et de ses objectifs en termes de création d’emploi, Serge Guissepin, président du groupe « Le Cœur & l’Action » à la mairie de Montpellier, élu sur la liste de Mohed Altrad, s’interroge « sur les moyens mis à sa disposition. L’agence économique ne doit pas être une lubie pour se donner bonne conscience et faire un machin qui vient se superposer au millefeuille des inutilités. »