Retraites en or chez BNP Paribas

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En présentant lundi son décret sur les bonus et les stock-options, le gouvernement pensait peut-être en avoir fini avec le scandale des rémunérations patronales. Las, ce sont désormais de généreuses retraites qui créent la polémique. En cause : les 28,6 millions d'euros mis de côté par la banque BNP Paribas, pour les retraites « supplémentaires à prestations définies » (ou « retraites-chapeau ») de trois de ses dirigeants, dont le président, Michel Pébereau. Une fois retraité, celui-ci toucherait chaque mois 700 000 euros tirés de cette réserve, en plus de sa retraite de base. Il y a quelques jours déjà, on apprenait que la Société générale consacrerait au même effet près de 33 millions d'euros pour six hauts responsables, parmi lesquels son ancien PDG Daniel Bouton. BNP Paribas et la Société générale ont reçu des aides de l'Etat. Comme le stipule le décret Fillon, elles ne peuvent donc pas verser de stock-options, et les bonus sont encadrés. Mais le texte ne dit rien des salaires, ni des retraites des dirigeants. ■