Intelligence artificielle : Le gouvernement annonce un plan de 2,2 milliards d'euros

FUTUR Un volet de 700 millions d’euros sera notamment consacré à la formation avec la création de nombreuses places en d’étudiants

20 Minutes avec agences
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Le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique, Cédric O, lors de l'interview accordée à 20 Minutes.
Le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique, Cédric O, lors de l'interview accordée à 20 Minutes. — Jacques Witt/SIPA

Le gouvernement veut faire de la France « un champion de l’intelligence artificielle ». Pour ce faire, il a présenté lundi à la Station F, le temple parisien des start-up, un plan de 2,2 milliards d’euros, dont 1,5 milliard d’euros seront financés par de l’argent public. Ce plan constitue la suite du plan de 1,5 milliard d’euros annoncé en 2018 par Emmanuel Macron, dans le cadre de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle.

Un volet de 700 millions d’euros sera consacré à la formation, avec l’ambition de créer au moins 2.000 places d’étudiants en DUT/licence/licence pro dans ce domaine, 1.500 places d’étudiants en master, et « 200 thèses supplémentaires par an en régime de croisière ». Le plan prévoit également le financement de projets dans le domaine de l’intelligence artificielle « embarquée, frugale et de confiance », notamment dans l’automobile, l’aéronautique, l’énergie et l’industrie.

La question de la réglementation

En présentant le plan, Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique, et Frédérique Vidal, ministre de la Recherche, ont tous les deux plaidé pour la science et l’innovation, qui ont besoin, selon eux, d’être défendues dans une Europe et une France souvent tentées par la protection et la réglementation.

« Il faudra de toute évidence que notre pays, et l’Europe de manière plus générale, soient capables d’avoir une discussion sur la question de la réglementation », a déclaré Cédric O devant un parterre d’entrepreneurs en intelligence artificielle. Dans les sciences de la vie et l’innovation en santé par exemple, « nous finançons la recherche, les premiers pas des start-up, et elles vont développer leurs médicaments aux Etats-Unis, en Belgique, ou au Royaume-Uni », a-t-il notamment déploré.