Le permis vacances travail, comment ça marche ?

VIE PRATIQUE Vous souhaitez enrichir votre CV avec une expérience professionnelle à l’étranger, mais vous manquez de moyens ? Le permis vacances travail donne l’opportunité aux jeunes de s’expatrier dans certaines destinations tout en exerçant un emploI

Lauren Ricard pour 20 Minutes
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Le PVT permet aux jeunes de voyager dans certains pays tout en étant autorisés à y travailler.
Le PVT permet aux jeunes de voyager dans certains pays tout en étant autorisés à y travailler. — IStock / City Presse

Vous avez toujours rêvé de parcourir les vastes étendues enneigées du Canada, d’explorer la jungle mexicaine, de vous immerger dans la culture japonaise ou de partir en road trip sur les plaines désertiques de l’Australie. Seulement voilà : entre le coût de vos études, celui du logement et les difficultés de décrocher votre premier job, vous n’avez plus un sou en poche.

Pour assouvir vos envies d’ailleurs, vous pouvez opter pour le programme vacances travail, le PVT. Chaque année, il permet à des milliers de jeunes de voyager tout en étant autorisés à travailler sur place.

Le bon profil

Pour bénéficier du PVT, il faut remplir certaines conditions d’éligibilité. Si celles-ci dépendent en partie des accords bilatéraux conclus entre la France et les autres États, il existe certaines règles générales communes. En premier lieu : la limite d’âge. Il faut avoir entre 18 et 30 ans au moment de la demande de visa, sauf pour l’Argentine, l’Australie et le Canada, qui acceptent les candidats jusqu’à 35 ans, et Singapour, qui limite ce visa à 25 ans.

Il faut partir sans avoir personne à charge, notamment sans enfant. Vous devez également prouver que vous disposez des ressources nécessaires pour subvenir à vos besoins : comptez de 2.000 à 3.500 euros minimum selon la destination. De plus, la durée totale de votre séjour ne doit pas excéder un an (six mois à Singapour). Enfin, vous ne pouvez pas postuler dans un pays où vous avez déjà effectué un PVT.

Comment faire sa demande ?

Afin d’obtenir le visa vacances travail, ou « working holiday visa », contactez directement la représentation diplomatique en France – ambassade ou consulat – de l’État qui vous intéresse. Seule exception : l’Australie, pour laquelle la demande se fait sur le site Homeaffairs.gov.au. Quelle que soit votre destination, suivez la procédure indiquée.

Avant d’envoyer votre dossier, vérifiez que celui-ci contient toutes les pièces justificatives demandées : passeport en cours de validité, examen de santé, extrait de casier judiciaire, lettre de motivation… Si aucun diplôme ni aucune expérience professionnelle particulière ne sont requis, votre CV pourrait être un atout pour être sélectionné. La plupart des pays limitent en effet le nombre de participants par des quotas : de 300 personnes par an pour le Mexique et l’Uruguay à 6.750 pour le Canada.

Se préparer au départ

Certaines démarches peuvent vous simplifier la vie dans votre futur pays d’accueil. Si elle n’est pas déjà obligatoire pour obtenir votre visa, pensez à souscrire une assurance tous risques, qui couvre la responsabilité civile, les soins de santé et le rapatriement. Obtenir un permis de conduire international pourra aussi vous être d’un grand secours. Celui-ci est gratuit mais les délais de traitement des demandes peuvent être assez longs. Mieux vaut vous y prendre au moins deux à trois mois avant votre voyage.

Se débrouiller sur place

Le moment tant attendu est enfin arrivé : vous voilà prêt à vous lancer. Afin de ne pas vous retrouver démuni à l’autre bout du monde, il va vous falloir rapidement dénicher un emploi. Outre le bouche-à-oreille et les tuyaux glanés sur les groupes Facebook pour expatriés, qu’on vous suggère fortement de rejoindre, certains secteurs recrutent plus que d’autres. Vous pouvez ainsi chercher du côté du tourisme, de l’hôtellerie​ et de la restauration – pensez aux restaurants français – ou des exploitations agricoles, qui ont souvent besoin d’aide saisonnière.

Du fait de votre durée de séjour limitée, il est plus difficile de trouver un travail qualifié correspondant à vos diplômes universitaires, mais vous pouvez toujours postuler pour des stages peu rémunérés si ceux-ci sont formateurs. N’oubliez pas d’emporter dans vos bagages plusieurs exemplaires de votre CV en anglais ou en langue locale.

La bonne adresse

Pour obtenir de plus amples informations sur les conditions propres à chaque destination, rendez-vous sur le site Diplomatie.gouv.fr, dans la rubrique programme vacances travail.